Chambéry : une file d'attente symbolique devant la préfecture pour la Journée mondiale des réfugiés

Environ 200 personnes selon les organisateurs se sont rassemblées en une fille indienne distanciée à Chambéry, pour réclamer la régularisation des sans-papiers, et la fin de la politique migratoire du gouvernement.
La file d'attente symbolique en faveur de la régularisation des sans-papiers ce samedi 20 juin à Chambéry.
La file d'attente symbolique en faveur de la régularisation des sans-papiers ce samedi 20 juin à Chambéry. © Tous Migrants 73

Une file d'attente de 300 mètres, qui symbolise l'attente des sans-papiers d'une reconnaissance par la France. En ce samedi 20 juin, Journée mondiale des réfugiés, plusieurs collectifs et associations appelaient à manifester devant la préfecture de Chambéry, dont Akolad, Tous Migrants et la Ligue des Droits de l'Homme.

Les organisateurs revendiquent un total de 200 manifestants (ils étaient environ 70 selon France Bleu), venus s'aligner à l'entrée de la préfecture de Savoie entre 11h30 et 12h15. La fille d'attente respectait la distanciation physique, explique dans un communiqué le collectif Tous Migrants 73, et atteignait la place Saint-Léger, soit un parcours d'environ 300 mètres.

Le rassemblement avait pour but de réclamer des régularisations massives de sans-papiers :

Alors que la société française a besoin de nouveaux visages, plus jeunes, de nouvelles richesses, de nouvelles forces, régulariser les Personnes Sans Papiers donnerait aux politiques migratoires une dimension pragmatique, réaliste et solidaire.

Tous migrants 73

"Les premières victimes" de la crise sanitaire

Le collectif souligne d'ailleurs que, "ces personnes sont les premières victimes" de la crise sanitaire et économique engendrée par l'épidémie de Covid-19, notamment sur les questions de "nourriture, logement". Elles doivent aussi concilier avec un "manque de liberté pour circuler qui complique tout plus encore, inquiétudes et stress permanents".

Tous Migrants 73 rappelle par ailleurs que "des démarches très positives" ont été mises en oeuvre par la préfecture, comme des régularisation, tandis que la direction de la protection des populations (DDCSPP) "s'est constamment inquiétée de la situation des migrants" durant la crise sanitaire.

La file d'attente "était là pour inciter le Préfet à agir avec encore plus de générosité, de volonté et de clairvoyance", mais aussi pour réclamer au gouvernement la fin de "ses politiques migratoires dangereuses et cyniques qui plongent notre société dans l'individualisme", selon le collectif.

Le nombre d'étrangers vivant en situation irrégulière en France est estimée à environ 300 000, soit autour de 0,5% de la population totale. 

 

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