Savoie : Appelés pour un feu de voiture, les pompiers d'Albertville sont pris pour cible par des "caillasseurs"

Le SDIS 73 a reçu une alerte vers 21 h 30 hier soir à son centre d'appels ce lundi 19 octobre: une voiture était en flammes avenue du Champ-de-Mars à Albertville. Deux fourgons partent aussitôt en intervention. A leur arrivée, une vingtaine de personnes les attendent ...et les caillaissent

(photo d'illustration)
(photo d'illustration) © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Ce matin au SDIS 73, l'humeur est morose. Hier soir, deux de leurs équipes sont tombées dans une intervention... guet-apens.

A l'origine, un coup de téléphone qui signale un feu de voiture, avenue du Champ-de-Mars sur la commune d'Albertville. Il est 21 h 30. Deux équipes sont aussitôt déclenchées, une douzaine d'hommes avec deux fourgons et une lance à incendie. 

A leur arrivée, ils réalisent vite le piège qui leur est tendu : la voiture est en flammes, à proximité d'un bâtiment et le feu est alimenté par des pneus qui brûlent. Sur place, une vingtaine d'individus qui manifestement les attendait, s'en prennent soudainement aux pompiers et à leurs véhicules à grands coups de pierres et de divers projectiles. 

Seule solution : se retirer et faire appel aux forces de l'ordre." Ce n'est qu'après l'intervention de ces derniers, une fois les agresseurs dispersés, que les pompiers ont pu procéder à l'extinction de l'incendie manifestement volontaire, ils ne comptent heureusement aucun blessé dans leurs rangs" nous a confirmé ce matin le commandant Marin à la DDSP de Chambéry.

Le phénomène n'est pas nouveau, mais marque à chaque fois les esprits des sapeurs-pompiers qui plus d'une fois engagent leur propre vie pour venir au secours des autres.

Un protocole a bien été mis en place avec les forces de l'ordre de police et de gendarmerie pour garantir la sécurité des équipes qui interviennent dans des secteurs réputés difficiles ou sensibles. En général, ce n'est pas tant le secteur, que la nature de l'événement qui les guide, quand ils partent, ils essaient dans la mesure du possible de prendre en chemin tous les premiers éléments d'information qu'ils peuvent, s'il y a des gens autour, s'il faut prévoir des évacuations. Les forces de l'ordre sont au courant de chaque départ, au cas où il faudrait mettre en place un périmètre de sécurité.

"Quand les pompiers ont un "doute"sur la situation, il arrive en effet qu'ils fixent avec les forces de l'ordre un point de rendez-vous en amont pour arriver ensemble sur place, quand les policiers ne sont pas déjà sur les lieux  et il arrive en effet que l'on soit obligés de venir les protéger pour qu'ils puissent tout simplement remplir leur mission, et c'est ce qui s'est passé hier soir, alors qu'il n'y avait pas "a priori d'élément inquiétant" convient le Commandant Marin.

Quant aux caillaisseurs "dispersés" hier soir par la police d'Albertville, on ignore pour l'instant leur profil, ni même s'ils vivent tous dans le quartier. Une enquête est en cours. Le SDIS 73 a décidé de porter plainte.

 
 
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