Un cas de rage sur une chauve-souris détecté à La Bridoire en Savoie

C'est l'Institut Pasteur qui a analysé le cadavre de la chauve-souris / © AFP
C'est l'Institut Pasteur qui a analysé le cadavre de la chauve-souris / © AFP

Les 2 enfants qui ont découvert et manipulé l'animal ont été examinés par le centre antirabique de l'hôpital de Chambéry. Leur état de santé n'inspire pas d'inquiétude.

Par France3 Alpes


C'est l'Institut Pasteur de Paris qui a confirmé que la chauve-souris retrouvée morte dans la commune de La Bridoire en Savoie était atteinte de la rage.

Les deux enfants qui l'ont trouvée et ont été en contact direct avec son cadavre ont donc été orientés aussitôt vers le centre hospitalier de Chambéry, au centre antirabique, par précaution . Ils ont reçu un traitement préventif .Leur état de santé, tout à fait normal, n'inspire aucune inquiétude particulière.

La rage est en effet mortelle chez l'homme si aucun traitement n'est entrepris rapidement, mais elle se transmet par morsure ou griffure de l'animal enragé. Ce ne pouvait être le cas à La Bridoire, la chauve-souris était morte.

La préfecture de Savoie a toutefois publié un communiqué, pour rappeller quelques consignes de sécurité : "En cas de découverte d'une chauve-souris morte, blessée, affaiblie ou qui présente des difficultés à voler, il est recommandé de ne pas la toucher, ni de la ramasser et de prévenir un vétérinaire ou un chiroptérologue afin que la chauve-souris soit prise en charge par les services vétérinaires".

 Au cours des vingt dernières années, une quarantaine de cas de rage chez les chauves-souris ont été recensés en France. Il existe un réseau national de surveillance. En Savoie, une à deux chauves-souris sont analysées chaque année.

La chauve-souris en tout cas est une espèce sauvage et protégée. Il est  strictement interdit de les tuer, de les capturer, de les manipuler, de les transporter ou de les commercialiser, et ce, qu'elles soient vivantes ou mortes.


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