L’association Prévention Routière lance le label Ville Prudente qui viendra récompenser les collectivités ayant une politique active de prévention routière, afin d’améliorer la sécurité et la qualité de vie de leurs habitants : les villes et villages peuvent candidater jusqu'au 30 avril
Cela commence par une petite vidéo sobre sur l'accidentologie en France en un an ...
Et cela continue par une grande opération nationale pour inciter les villes et villages à adopter une politique active de prévention des accidents de la route. Car c'est un enjeu majeur de société : chez les jeunes par exemple, la route est la première cause de mortalité.
Selon la Si les deux tiers des Français (68%) jugent bons les aménagements routiers de leur commune, ils sont plus d’un tiers à estimer insuffisantes les mesures mises en place concernant les actions pédagogiques (radars sans verbalisation, animation ou affichage de prévention) ainsi que les aménagements spécifiques pour les personnes à mobilité réduite, les zones dangereuses et les pistes cyclables.
Le rôle central des acteurs locaux comme les maires
Or, les élus locaux détiennent un rôle majeur dans la mise en place d’actions de prévention et de sécurité routières sur leur territoire. Qu’il s’agisse d’infrastructures, de formations aux risques routiers ou d’actions de sensibilisation, nombreux sont les élus à lutter contre l’insécurité routière pour offrir un environnement plus sûr à leurs concitoyens.
D'où l'idée de créer un label Ville prudente/village prudent pour valoriser les acteurs locaux de la prévention. A la clé, un panneau labellisé à poser à l'entrée de la localité, une fois que la commune a été auditée. Inscription des communes (page dédiée ici) juqu'au 30 avril, publication des résultats en novembre 2018.
Nous avons tous des progrès à faire
Et en matière de prévention, nous avons tous fort à faire, puisque les baromètres égrennent les uns après les autres nos travers de conducteurs, convaincus que nous sommes que le problème se situe toujours dans le véhicule d'en face ou d'à côté, mais jamais dans le notre.
Exemple : le baromètre Axa de mars 2017 qui explique qu'au cours d'un trajet type, les conducteurs français cumulent pas moins de 9 comportements dangereux, au premier rang desquels il y a la vitesse et le téléphone au volant.
Magnifique aussi, l'enquête d'Auto Plus de 2016 qui établit qu'en moyenne en France, un feu rouge sur trois n'est pas respecté. Avis à nos lecteurs motorisés situés entre Saône et Rhône : dans ce palmarès des pires conducteurs de France, les lyonnais arrivent en 4ème position.