Une start-up de Grenoble, Aryballe Technologies, à l'origine d'un nez électronique pour ceux qui ont perdu l'odorat

Vers un nez électronique pour ceux qui ont perdu l'odorat / © Visible Body
Vers un nez électronique pour ceux qui ont perdu l'odorat / © Visible Body

La start-up grenobloise Aryballe Technologies, issue du CEA-CNRS, met au point un prototype de nez électronique. Des nano-capteurs d'odeurs imitent l'odorat humain et pourraient rapporter gros. Dans le secteur médical, mais pas seulement. 

Par Jean-Christophe Pain

Aryballe Technologies cherche à créer un dispositif qui reconnaît les odeurs par "réseaux de neurones", c'est-à-dire en utilisant l'intelligence artificielle. Les nano-capteurs imitent les récepteurs olfactifs humains. Le capteur électronique existe déjà, mais Aryballe veut développer le nombre d'odeurs reconnues. Pour l'instant, leur prototype en capte une trentaine. Le nez humain 10.000! Et nous ne sommes pas l'espèce la plus performante en la matière. 

Reportage Xavier Schmitt et Franck Ceroni
Le nez électronique
Intervenants : Benjamin Musnier Ingénieur CEA/CNRS, Tristan Rousselle Co-fondateur société Aryballe Technologies, Thierry Livache Directeur de recherche CEA/CNRS

Aryballe travaille à partir des recherches des laboratoires Inac et Léti du CEA Grenoble. Pour produire une pré-série de machines, l'entreprise veut lever des fonds à hauteur de 3 à 4 millions d'euros d'ici à la fin 2015. Le premier marché ciblé est médical: les patients souffrant d'anosmie (perte de l'odorat) représentent 1% de la population, mais 15% des personnes âgées. Un marché estimé à plus de 3 milliards de dollars d'ici à 2020. Sans oublier, à terme, le secteur environnemental (nuisances olfactives) et industriel (contrôles qualité dans l'agro-alimentaire)

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