Il y a eu la période politique où Eric Piolle a fait savoir que la vidéosurveillance avait vécu à Grenoble. Il y a eu la période ironique où il a imaginé revendre les caméras au maire UMP de Nice... voilà maintenant la période de la réalité.
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Au cours de sa campagne électorale, Eric Piolle avait promis que les moyens affectés à la vidéosurveillance seraient "réorientés afin d'assurer une présence humaine dans les quartiers pour prévenir la délinquance". Interrogé le 31 mars par France 3 Alpes sur sa volonté de démonter les caméras, il avait répondu: "On va essayer de les revendre à Christian Estrosi, il veut en mettre plein sa ville!". "C'était une boutade, c'est tout", a-t-il ensuite justifié. Aujourd'hui, le premier magistrat connaît sa cible. Alors que tout juste élu il parlait de 18 caméras pour surveiller l'espace public, il évoque désormais 52 points de vidéosurveillance. Selon lui, "un tiers" est en panne, "ce qui montre bien leur efficacité!". Il précise que sa municipalité n'est toutefois pas opposée aux caméras dans les transports en commun ni à celles destinées à protéger les bâtiments publics.
"On n'y croit pas à la vidéosurveillance mais on ne va pas se précipiter. On va arrêter le déploiement et on va discuter avec tout le monde pour construire une politique de tranquillité publique", a-t-il ajouté. L'heure est donc à la réflexion. "Ce n'est pas en partant d'une position dogmatique et unilatérale qu'on arrivera à faire quelque chose", explique Eric Piolle.
Reportage Jérôme Ducrot et Dominique Bourget
Intervenants : Eric Piolle, Maire (EELV) de Grenoble; Matthieu Chamussy, Conseiller municipal UMP
Mardi 15 avril, un opposant au retrait des caméras de vidéosurveillance s'est exprimé à notre micro. Il s'agit du syndicat Force Ouvrière... mais du côté de la police. Dans le métier, la vidéo fait, pour ainsi dire, l'unanimité.
Intervenant : Daniel Chomette, Délégué départemental union SGP FO.
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