Quatre syndicats, CGT, FO, FSU, Solidaires, mettent tout leur poids dans la balance pour empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi, en appelant à des manifestations et des grèves à la veille de la présentation du texte en Conseil des ministres.
En région Centre, des cortèges sont annoncés dans chaque préfecture.
Des préavis de grève sont déposés dans de nombreux secteurs. Mais à la SNCF et à la RATP les directions prévoient un trafic normal. Dans des départements, les syndicats étudiant UNEF et lycéen UNL se sont associés au mouvement.
Depuis la signature le 11 janvier de l'accord sur la sécurisation de l'emploi par trois centrales - CFDT, CFTC, CFE-CGC - et le patronat, la CGT et FO, qui ont refusé leur paraphe, crient à la " la régression sociale " et reprochent à l'accord de faciliter les licenciements et d'accroître la précarité.
L'accord des partenaires sociaux a été transposé sans grande modification par le gouvernement et le projet sera sur la table du Conseil des ministres mercredi. Il sera ensuite en débat, début avril, à l'Assemblée nationale en procédure d'urgence, et au Sénat fin avril. " Début mai ce texte sera applicable ", a affirmé M. Sapin. " Il faut sauver des emplois le plus rapidement possible, il y a urgence, donc on agit dans l'urgence ", a-t-il dit.
Le gouvernement insiste pour que " l'équilibre " du texte soit maintenu, manière d'inviter les députés de la majorité à ne pas amender le texte de manière radicale.
Mais au PS, tous les élus ne l'entendent pas de cette oreille. La sénatrice PS, Marie-Noëlle Lienemann, a indiqué à l'AFP qu'elle viendrait, en compagnie d'Emmanuel Maurel, et sans doute de Jérôme Guedj -tous les trois de l'aile gauche du PS- " saluer " les leaders syndicaux en carré de tête du défilé parisien.