Les seniors : proies privilégiées des voleurs

De faux-plombiers, de faux-policiers ou des porteurs de sac faussement gentils : les voleurs redoublent d'imagination pour agresser les personnes âgées. La police (la vraie) a profité du salon des seniors de Paris pour faire de la prévention.

Par AFP

"L'idée n'est pas de tomber dans la méfiance générale mais de donner des astuces pour que chacun soit acteur de sa sécurité", explique Xavier Castaing, porte-parole de la préfecture de police de Paris.
Depuis 5 ans, le salon des seniors de la porte de Versailles à Paris sensibilise le public aux agressions : des vols à l'arraché aux vols au distributeur de billets en passant par les vols par ruse. Pour marquer les esprits, des stands de prévention étaient disposés avec d'un côté, un distributeur de billets avec une démonstration pour repérer les escroqueries, de l'autre, un écran diffusant des vidéos de simulations d'agressions, au domicile ou dans la rue.

L'arnaque à la tache 

La vidéo invite les seniors à se méfier par exemple des porteurs de sacs mal intentionnés et des arnaques à la tache. Selon cette vieille technique, un voleur peint une marque sur le vêtement d'une victime avant de proposer de l'aide pour s'en débarrasser. Pendant que la victime ôte son vêtement, le voleur en profite pour lui faire les poches.. "Les voleurs profitent de la faiblesse et de l'isolement de personnes très âgées pour abuser de leur confiance: ce sont les premières victimes des vols par ruse".

Vol par ruse

Se faisant passer pour de faux professionnels(policier, ramoneur, banquier, plombier), les voleurs en uniforme présentent de fausses cartes professionnelles pour s'introduire au domicile de personnes âgées, prétextant une intervention ou des travaux urgents. Des affaires malheureusement quotidiennes, parfois avec des conséquences dramatiques. Fin février, une dame de 95 ans avait été violemment agressée à son domicile de Bezons, dans le Val-d'Oise par deux cambrioleurs qui s'étaient fait passer pour des représentants de commerce.
"Ce n'est pas facile de s'y retrouver: on est ou trop méfiants ou pas assez", soupire Evelyne, 70 ans, une habitante du Loiret venue s'informer sur le stand. 

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