Quand pourra-t-on manger des fraises ?

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Les fruits et légumes de saison accusent un retard de deux à trois semaines à cause du mauvais temps, ce qui compromet la situation de certains producteurs dans la région Centre comme sur toute la France.

Par V.H avec l'AFP

Fraises, les asperges, les salades, les concombres… Un bon nombre de fruits et légumes n’arrivent pas à maturité. « Pour les fraises la quantité est là, mais à cause du froid et du manque de lumière, les fraises sont retardées de 10 jours. En général le pic de récolte a lieu durant la dernière quinzaine du mois de mai. Cette année, ce sera la première quinzaine de juin à peu près » explique Laurent Renaud, le directeur de la coopérative le Cadran à Fontaines-en-Sologne, dans le Loire-et-Cher. Et quand les fraises de sa région finiront par être à point, elles se trouveront en concurrence avec d'autres origines.

Les légumes produits sous serre sont également en retard. Interrogé par l’AFP, Jean-Pierre La Noué, producteur de concombres près d’Orléans, estime à « 30% le déficit de sa production ».


Toute la France touchée

La cerise, dans le Vaucluse. "Compte tenu des basses températures, tout a du retard, notamment la cerise qui devrait être en pleine récolte et pour laquelle rien n'a démarré", pointe André Bernard, président de la Fédérations Départementales des Syndicats d'Exploitants Agricoles du Vaucluse (FDSEA). "On s'attend à des dégâts pour les premières récoltes", indique son homologue gardois, Jean-Louis Portal.

Même crainte pour le vignoble dans le Jura, "à cause de l'humidité des sols, les viticulteurs ne peuvent pas accéder à leurs parcelles avec leurs tracteurs, c'est donc compliqué pour traiter", selon Gaël Delorme, conseiller viticole à la Chambre d'agriculture du Jura.
 
Pour le melon, les plantations ont eu lieu en temps voulu, mais le "cycle végétatif est retardé dans tous les bassins de production", souligne Bernard Miozzo, responsable de l'interprofessionnelle: "Si ça dure 15 jours de plus, ça va devenir catastrophique", dit-il. Sa crainte serait un décalage de récolte qui amènerait la grande distribution à s'approvisionner chez les voisins (Maroc, Espagne). Une flambée des prix en revanche
il n'y croit pas: "Jamais nos productions sont payées à leur prix réels", affirme-t-il.

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