Le groupe Mobilier européen, propriétaire de Fly et Crozatier cherche un repreneur pour sa troisième enseigne phare : les meubles Altas. Victimes de la crise, de la concurrence et d'internet ce sont quatre magasins et leurs salariés qui sont concernés en région Centre.
Le numéro quatre français de la vente de meubles avec ses enseignes Fly, Atlas et Crozatier est en sursis juridique jusqu’au 1er novembre prochain. En attendant, le groupe Mobilier européen, qui gère 194 magasins et 2.147 emplois, a engagé un plan de réorganisation de ses activités qui se traduit par une liquidation des stocks dans 54 magasins en France.
C’est le tribunal de Grande Instance de Mulhouse qui a ordonné la procédure de sauvegarde pour permettre au groupe de se restructurer et de rechercher d’éventuels repreneurs.
En ce qui concerne Fly, la direction du groupe n’exclut aucune piste, y compris la vente magasin par magasin. Une décision qui intéressait déjà deux de ses concurrents But et Conforama.
En ce qui concerne Atlas, le plus souvent franchisé, comme le magasin de la région orléanaise, la solution est plus radicale. Le magasin est en liquidation totale et la vingtaine de salariés se retrouve au chômage.
Confronté à une diminution des ventes depuis 2011 en raison de la crise économique, le groupe doit faire face à la concurrence des géants de l’immobilier comme le célèbre suédois. A cela s’ajoute également l’explosion des achats sur internet.
Sur les 3.700 salariés du groupe, la disparition des sept enseignes présentes en région Centre entraînerait la suppression de quelques 150 emplois.