Jardiner, une forme de thérapie pour contrecarrer l'avancée d'une maladie. C'est ce que propose l'Etablissement d'Hébergement pour Personnes Âgées (EPAHD) dans le Loir-et-Cher.
Si la maladie d'Alzheimer ne se guérit pas, il existe des moyens pour limiter son avancée. Là où la médecine traditionnelle est parfois agressive et inefficace pour prendre en charge certains troubles, des méthodes parallèles existent et montrent des résultats intéressants. C'est le cas des jardins thérapeutiques. C’est pourquoi l'EPHAD d'Onzain dans le Loir-et-Cher vient de créer son potager.
Toucher les poireaux, les carottes ou encore sentir les plantes aromatiques (ciboulette, menthe, basilic, persil…). Le but est de faire travailler la mémoire des résidants en se remémorant le nom des légumes. Mais aussi de développer leurs sens comme l'odorat, l'ouïe, la vue et le toucher. Cet espace potager est dessiné à stimuler leur cerveau.
Les résidants participent activement à l'entretien du jardin. Ce sont eux qui plantent les légumes. Au final, ce jardin est un outil qui complète la prise en charge des malades visant à améliorer leur autonomie.
L'idée est de renouer avec la terre en reproduisant des gestes connus pour ces malades issus du monde rural. Cette forme de thérapie stimule le corps et l’esprit et permet de retrouver santé et bien-être.
Pour les spécialistes de la jardinothérapie, ou hortithérapie, le travail de la terre pourrait avoir des bienfaits tant sur le plan physique que psychologique. Les premières conclusions sont encourageantes. A l’origine de ce projet l'association Graine de Jardins. Elle a déjà été récompensée à deux reprises.
► Voyez ce reportage d'Alain-George Emonet et de Mélior Mouamma
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