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Cinq ans pour trois jihadistes orléanais arrêtés au Pakistan

Jugés depuis le 24 octobre, les trois hommes originaires d'Orléans arrêtés en 2012 au Pakistan en compagnie d'un autre Français considéré
comme un cadre historique d'Al-Qaïda ont été condamnés jeudi à Paris à cinq ans de prison pour avoir voulu rejoindre le jihad armé.
(De g à d) Mohamed Al Mesbah El Hafiani, Gregory Serge Boudrioua et Mehdi Hammami debouts dans le box des prévenus lors de leur procès à Paris, le 23 octobre 2014
(De g à d) Mohamed Al Mesbah El Hafiani, Gregory Serge Boudrioua et Mehdi Hammami debouts dans le box des prévenus lors de leur procès à Paris, le 23 octobre 2014 © Benoit Peyrucq. AFP
Le procureur du tribunal correctionnel de Paris avait réclamé six ans de prison et leurs défenseurs la relaxe ou une peine leur permettant de sortir rapidement de prison. Le tribunal correctionnel les a finalement condamnés à cinq ans ferme, avec maintien en détention estimant démontré qu'ils "se rendaient en fait dans la zone de combats en Afghanistan", notamment en raison de leur parcours, via la Turquie puis l'Iran,
"habituellement suivi à l'époque par les jihadistes", leur long séjour iranien dans "une maison de passeurs affiliés à un réseau de type Al-Qaïda" et leur arrestation en compagnie de Meziche, "figure emblématique du jihad en Afghanistan".

Mehdi Hammami, 27 ans, Grégory Boudrioua, 30 ans, et Mohamed el Hafiani, 31 ans, ont été interpellés dans la province du Balouchistan fin mai 2012 et ont été détenus dans le plus grand secret dans des geôles pakistanaises où ils ont été maltraités, avant d'être renvoyés en avril 2013 en France. Ils étaient depuis en détention provisoire. 

Lors de leur procès le 24 octobre dernier, les trois prévenus ont affirmé tout ignorer de l'existence des réseaux jihaidistes. Concernant leur séjour de quatre mois à Zahedan, un centre de transit connu pour le jihad afghan, situé tout près des frontières afghane et pakistanaise, les trois hommes ont avancé qu'ils n'étaient pas au courant de cette particularité  puisqu'ils avaient pour seuls viatiques "Le Routard" ou "Le Petit Futé".
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