• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • POLITIQUE

Le Centre-Val de Loire élabore un plan régional sur l'économie collaborative

Le Centre-Val de Loire élabore un plan régional sur l'économie collaborative
Nous serions en train de passer d'une économie de la possession, à une économie de l'échange. L'économie collaborative représentait 3.6 milliards d'euros en 2015 en Europe, elle devrait atteindre les 83 milliards dans 10 ans. - France 3 Centre-VDL - F.C, G.G, B.B

L'économie collaborative devrait exploser ces prochaines années. 3.6 milliards d'euros en 2015 en Europe, elle devrait atteindre les 83 milliards dans 10 ans. Champions en Europe, le Royaume-Uni et la France. La région Centre aussi entend bien surfer sur la vague. 

Par F. Marcel avec F. Carrière

L'économie collaborative, c'est aussi ce qu'on appelle l'économie de partage. Elle recouvre, à la fois, des plateformes d’échanges de biens et de services entre particuliers sans recherche de profit et des plateformes d’offres commerciales. En plein essor, elle tend à faire évoluer le modèle socio-économique et concurrence les activités traditionnelles. Parmi les entreprises pionnières, Airbnb, BlaBlaCar ou encore Uber... 


Un secteur qui révolutionne les modes de consommation et les formes de travail   

Nous sommes chez Opitrip, le 1er comparateur de voyage complet sur internet, spécialisé dans le collaboratif, et lancé par deux Orleanais. La société, située à Olivet dans le Loiret, revendique 100 utilisateurs en France, 120 000 en Europe. Loïc Geoffroy,
Co-fondateur de Opitrip : 

Un utilisateur peut trouver une location à Barcelone, se prendre un co-voiturage pour s'y rendre. une fois sur place, il peut louer une voiture à un particulier, et manger chez l'habitant également. 

Et la star-up souhaite maintenant se développer aux Etats-Unis car le collaboratif, cela marche. Nous serions en train de passer d'une économie de la possession, à une économie de l'échange.

Ça c'est la force du collaboratif. Demain on n'aura plus envie d'avoir une seconde maison mais on se dira je peux louer ma voiture pour un weekend, je peux louer ma maison à Sydney, à New-York pour 2 semaines pour pas cher. 

Internet est un outil de propagation pour le collaboratif. Une économie alternative illustrée notamment par le financement participatif. De simples citoyens qui souhaitent par exemple produire un chanteur ou plus récemment en Loir-et-Cher, aider les commerçants et artisans sinistrés. Résultat, 10 000 euros récoltés sur Bulb in Town par la chambre des métiers qui a désormais adopter l'outil pour d'autres projets. Denis Chal, Chargé de développement économique - Chambre des Metiers 41 : "cela nous permet d'aider, d'accompagner des professionnels, que ce soir en terme de créations d'entreprises, en terme de développement, d'investissement, etc." 

Ce qui est intéressant c'est que les citoyens, les gens peuvent montrer qu'ils croient à un projet, aux commerces de proximité et participer à leurs créations. 


150 000 euros ont ainsi été recoltés sur Bulb in  Town pour aider 27 porteurs de projets. Le citoyen acteur, c'est en surfant sur cette philosophie qu'est né il y a 5ans, Blue Bees, un portail pour développer des projets d'agroécologie.
Derriere cette idée, Maxime de Rostollan, chantre de la permaculture. Aujourd'hui, Blue Bees est une communauté de 20 000 membres. Maxime de Rostolan, Fondateur de Blue Bees et de la Ferme d'Avenir :

Les banques conventionnelles aiment beaucoup l'agriculture conventionnelle. Et nous on pense que c'est dans des agricultures alternatives, qu'il faut investir aujourd'hui. 

Sur son site, on peut mettre à disposition son épargne sous forme de prêt rémunéré à 2%, ou sous forme de dons mais avec une contrepartie pour le porteur de projet. Depuis 2015, Blue Bees a multiplié par 3 ses levées de fonds, pour atteindre les 100 à 150 000 euros par mois.

Sur le même sujet

Sécurité et effectif policier sur Tours

Les + Lus