Avec la Fédération "des trucs qui marchent", la ruralité prend sa revanche

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Écrit par Etienne Merle .

Le 22 novembre, Raphaël Ruegger, conseiller municipal à Neuvy-sur-Barangeon, dans le Cher, a réuni des centaines d'élus et citoyens à Paris pour lancer la Fédération française des trucs qui marchent. L'organisme vise à mettre en valeur les initiatives citoyennes et locales.

C'est la fin d'un long périple, mais le début d'une nouvelle aventure. Après avoir sillonné l'hexagone à la rencontre des maires de France pour dénicher les initiatives locales qui marchent, Raphaël Ruegger, 22 ans, a posé ses valises au théâtre de la Madeleine, à Paris. L'élu de Neuvy-sur-Barangeon, dans le Cher, a officiellement lancé la Fédération française des trucs qui marchent, devant 600 citoyens et élus venus à Paris pour le Congrès des maires qui vient de débuter.

La France rurale s'invite dans le 8e arrondissement de Paris

Pour lancer cette nouvelle "Fédé", le jeune élu berrichon a vu les choses en grand. Le théâtre de la Madeleine, dans le 8e arrondissement de Paris, a été privatisé. L'ex-animatrice du Grand Journal Maïtena Biraben a été choisie pour animer la cérémonie. Mais les stars de la soirée n'avaient rien à voir avec le showbiz parisien. 

On a eu l'idée de mettre en place un transport sur commande

Sylvie Baudot, maire de Cohon

Ils sont venus de Cohons  et de Saint-Dizier en Haute-Marne, Lamontjoie dans le Lot-et-Garonne, ou encore de Talmont-Saint-Hilaire en Vendée. Tous sont maires de petites communes, souvent rurales. Ils ont été sélectionnés pour présenter, lors de ce gala, leurs initiatives qui ont marché auprès de leurs administrés.

Un transport à la demande pour les personnes isolées 

C'est Sylvie Baudot, la maire de Cohon qui prend la parole la première. "J'habite dans un territoire très rural où habitent des personnes isolées", explique l'édile. "Les lignes de bus n'ont pas toujours des horaires arrangeants. Alors on a eu l'idée de mettre en place un transport sur commande."

Concrètement, les habitants doivent commander leur trajet la veille de leur déplacement. Un minibus vient les chercher chez eux, mais ne les dépose pas où ils le souhaitent. Ils sont amenés à des points stratégiques selon les jours : l’hôpital ou la zone commerciale le mercredi et samedi après-midi ainsi que le jeudi et le vendredi matin, le marché de Chalindrey le jeudi matin, la gare de Culmont-Chalindrey tous les jours, etc.

"Aujourd'hui, on est à 8000 trajets par an", se réjouit l'élue qui annonce sa volonté de mettre en place rapidement "une plateforme de covoiturage". 

Ainsi, six maires vont défiler sur la scène pour présenter leurs mesures retenues par la Fédération française des trucs qui marchent, imaginée par Raphaël Ruegger. Le passeport civique de Talmont-Saint-Hilaire qui permet à des élèves de CM2 de découvrir des métiers du service public et "qui regroupe 400 communes adhérentes" vante Maxence de Rugy, le maire de la commune.

Ou encore,  la démarche imaginée par le maire de Saint-Dizier, Quentin Briere, "La beauté sauvera le monde". "Nous avons décidé de remplacer les panneaux publicitaires de la ville par des œuvres d'art", raconte-t-il.

Quel avenir pour la FFTM ? 

Au lendemain du gala, Raphaël Ruegger ne cache pas sa fierté : "C'était super ! Retrouver tous ces maires que j'ai croisés pendant mon voyage, ça fait quelques choses." Mais le plus dur est sans doute à venir. Il va falloir pérenniser la Fédération française des trucs qui marchent :  "On va lancer une plateforme pour permettre aux élus de partager leur projet ou de demander des conseils. Et on reviendra dans un an pour une nouvelle soirée avec de nouvelles initiatives", promet le jeune berrichon. 

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