Plainte de la Préfète d'Eure-et-Loir autour d'une manifestation de Dieudonné

Une nouvelle plainte pour injure publique concerne un spectacle de Dieudonné. A l'occasion "d'une réunion privée" à son domicile en Eure-et-Loir, une fois encore, des propos à caractère raciste et antisémite ont illustré la soirée. La préfecture a saisi le parquet.
Le domicile de Dieudonné au Mesnil-Simon (Eure-et-Loir) Archives
Le domicile de Dieudonné au Mesnil-Simon (Eure-et-Loir) Archives © F3 Centre
Dans un communiqué, la préfète d'Eure-et-Loir, Sophie Brocas, annonce un dépôt de plainte pour injure publique contre le polémiste Dieudonné. Cette fois, le parquet est saisi pour des propos "clairement antisémites et négationnistes" tenus par une autre personne durant un « bal des quenelles ». 

La préfète avait tenté d'interdire ce spectacle prévu le 22 juin au domicile de Dieudonné M'bala M'bala.
Le pseudo-humoriste s'était alors engagé par écrit à revoir la programmation.

Dans une vidéo diffusée le 20 juin sur son site internet, Dieudonné affirmait qu'il s'agissait d'une "réunion privée" que la préfète n'avait "aucun pouvoir d'interdire".

Il lisait une réponse ironique dans laquelle il affirmait avoir décidé de "modifier le thème et les animations" de son "goûter" pour le dédicacer à la "haute personnalité" de Sophie Brocas.

Il assurait aussi que toute personne surprise à faire la quenelle serait immédiatement "identifiée", "interpellée", "dénoncée aux forces de l'ordre" et signalée "à l'ambassade d'Israël".
 

En dépit de ces engagements, force est de constater que plusieurs personnes présentes à cet évènement ont tenu publiquement (...) des propos à caractère raciste, antisémite et injurieux. Estime la préfète dans son communiqué.  


Outre sa plainte pour injure publique, elle annonce saisir le procureur de Chartres pour "dénoncer les propos clairement antisémites et négationnistes proférés par une personne qui s'est publiquement exprimée en première partie de spectacle".
 

Injures, propos négationnistes et antisémites : ces insupportables provocations ne doivent pas rester impunies !", a réagi en "soutien" le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner sur Twitter. 

  
En avril, le parquet a requis 18 mois de prison ferme à l'encontre de Dieudonné, déjà condamné à de multiples reprises pour ses sorties antisémites, et qui était jugé pour fraude fiscale, blanchiment et abus de biens sociaux.
   


 
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