PORTRAIT. Ces éleveurs laitiers qui ont décidé de quitter le système industriel

Membre du label "Pur Perche", Pascal et ses voisins essaient de faire du lait différemment en s'affranchissant de méthodes classiques de distribution. Rencontre avec un agriculteur pas tout à fait comme les autres.

Alors que les laiteries industrielles achètent actuellement les 1 000 litres de lait à 460,5 euros, les cinq associés ont monté une SAS (Société par actions simplifiée) baptisée "Pur Perche". Retrouvez son histoire dans votre magazine de découverte "Des fourmis dans les jambes", disponible sur france.tv 

Situées dans le Parc Naturel Régional du Perche, ces trois exploitations laitières produisent depuis cinq ans du lait demi-écrémé et du lait UHT entier 100% "Pur Perche". Ce label promet qui respecte trois critères majeurs : 

  • un lait garanti sans OGM,
  • un lait local et exclusivement brassé dans les trois exploitations,
  • de vaches élevées en plein air.

Pascal Lecointre possède une exploitation située à Fontaine-Simon en Eure-et-Loir. Son cheptel est composé de 90 vaches de race Normande et Prim'Holstein ainsi que des veaux et des génisses. Des races pures nourries avec du maïs, de l'herbe et de la paille produits à la ferme. 

En 2018, il décide de changer son mode de commercialisation et quitte Lactalis pour fabriquer ses propres briques de lait avec ses voisins. Elles sont distribuées dans les grandes surfaces et chez les artisans, à 200 km à la ronde.

Huit vaches à l'heure

Ce choix impose alors un changement dans le mode d'élevage. Les vaches ne sont rentrées à l'étable qu'en hiver. Elles passent alors la belle saison dans les pâturages. Une démarche qui a comme conséquence directe de baisser de 30% la quantité de lait produit.

Chaque vache va passer entre deux et trois fois par jour par la salle de traite. Avec une moyenne de huit vaches dans l'heure.

► Alors si vous souhaitez en savoir plus sur ce dispositif, rendez-vous dans votre magazine de découverte "Des fourmis dans les jambes" à 12h55 ce dimanche 26 février ou sur notre site de replay : france.tv