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Grippe : la région Centre-Val de Loire placée en pré-épidémie

L'épidémie de grippe est en retard. Le virus fuit la météo clémente. 5 régions dont le Centre-val de Loire sont tout de même en phase pré-épidémique. / © FRANCOIS DESTOC - Max PPP
L'épidémie de grippe est en retard. Le virus fuit la météo clémente. 5 régions dont le Centre-val de Loire sont tout de même en phase pré-épidémique. / © FRANCOIS DESTOC - Max PPP

Alors que l’épidémie de grippe tarde à s’imposer par rapport à l’an dernier, cinq régions métropolitaines sont classées en phase pré-épidémique par le réseau de veille sanitaire Sentinelles. Parmi elles, le centre-Val de Loire. 

Par Elsa Cadier

Où est passé le virus de la grippe ? Dans son bulletin hebdomadaire de suivi des épidémies, le réseau Sentinelles annonce que pour la dernière semaine de l’année 2018 (du 24 au 30 décembre 2018), seuls 63 cas de grippe pour 100 000 habitants ont été recensés à l’échelle nationale. Un chiffre huit fois inférieur à celui de la même semaine, un an plus tôt. Occitanie, Île-de-France, Grand Est…

Ainsi, à défaut d’épidémie déclarée de grippe, le réseau Sentinelle parle pour le moment de pré-épidémie, en attendant les semaines à venir. L’activité grippale a augmenté pour cinq régions métropolitaines, les inscrivant de fait en phase pré-épidémique. Il s’agit de la région Occitanie, de l’Île-de-France, de la Bourgogne Franche-Comté, du Centre Val de Loire et de la région Grand Est.
En parallèle, les taux d’incidence les plus élevés durant la dernière semaine de l’année 2018 ont été observés en Corse (92 cas pour 100 000 habitants), en Occitanie (83 cas pour 100 000 habitants) et en Centre-Val de Loire (78 cas pour 100 000 habitants).
 
    Les symptômes de la grippe chez l'adulte :

La phase d’invasion avec une apparition de frissons, malaise, fièvre brutale supérieure à 39°, douleurs musculaires, maux de tête.
Ensuite la phase d’état grippal peut se manifester par les signes suivants qui sont présents de manière variable selon la personne atteinte :
fièvre élevée, pouvant atteindre 40°, même si, chez les moins de 5 ans et les plus de 65 ans, la fièvre peut ne être pas très importante. Accélération du rythme cardiaque (tachycardie), frissons, fatigue, abattement pouvant entraîner une somnolence, nez qui coule (rhinorrhée), mal de gorge,difficultés à avaler (dysphagie), voix voilée, difficulté à parler, brûlures dans le thorax, toux sèche, maux de têtes importants au niveau du front, des yeux, difficulté à supporter la lumière (photophobie).
 

Météo clémente et succès de la vaccination

Mais comment expliquer un tel retard par rapport à l’année précédente ? Une première explication vient de la météo clémente : les températures assez douces du mois de décembre 2018 ne seraient en effet pas propices au virus de la grippe, qui se propage plus volontiers par temps froid. 
Une seconde cause serait liée au vaccin contre la grippe, qui pourrait être particulièrement efficace cette année et qui a été utilisé par un grand nombre de personnes, tant et si bien que les stocks étaient quasiment épuisés en décembre 2018 : "Il y a une pénurie au niveau national. Les pharmacies qui en ont suffisamment commandé en ont toujours en stock, mais d’autres n’en ont plus. Et il est impossible d’en recommander, car il n’y en a plus en réserve chez les grossistes" confiait ainsi Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens au Parisien le 14 décembre 2018.
Mais l’épidémie de la grippe devrait finir par percer : "selon le modèle de prévision reposant sur les données historiques et sur les délivrances de médicaments […] l’incidence des cas de syndromes grippaux devrait continuer d’augmenter modérément dans les prochaines semaines" note ainsi le réseau Sentinelles dans son bulletin hebdomadaire.

La grippe passera-t-elle par la Touraine cet hiver ? Au 8 janvier, SOS Médecins n’avait encore relevé aucun diagnostic de grippe. La couverture vaccinale, plus importante que l’an passé – les pharmacies se sont retrouvées en rupture de stock mi-décembre – et l’efficacité du vaccin cette année sont les deux facteurs les plus avancés pour expliquer l’absence d’épidémie actuelle. En Indre-et-Loire, le président du syndicat des pharmaciens Nicolas Hay estime à 15 % le nombre de vaccins supplémentaires vendus.

 

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