Un homme s'accuse de violences fictives sur sa femme pour rejoindre son meilleur ami en prison

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L'homme souhaitait retrouver son meilleur ami, qui vient d'être incarcéré à la prison de Tours, en Indre-et-Loire.

Par AJ

Comme Michael Scofield, cet homme avait le plan d'aller en prison pour rejoindre un proche, son meilleur ami. Mais n'est pas le héros de la série à succès Prison Break qui veut. Et la stratégie de cet individu était pour le moins saugrenue.

Mercredi 8 août, peu après 13 heures, un habitant d'un village près d'Amboise, à environ 25 km à l'est de Tours, en Indre-et-Loire, décroche son téléphone et compose le 17. Irascible, l'homme assure à la police qu'il s'apprête à battre sa femme et les somme de venir l'arrêter au plus vite afin de l'incarcérer.
 De l'autre bout du fil, le standard tente de calmer l'individu qui semble déterminé. Mais, le centre opérationnel, quelque peu perturbé par ce scénario, n'est pas au bout de sa surprise.

Sa femme dénonce la tromperie

En pleine conversation, une voix de femme très en colère interrompt le dialogue. Il s'agit de la femme du mari. Cette dernière explique alors qu'elle n'est pas en danger et que la raison pour laquelle son époux affirme cela, c'est tout simplement car il souhaite retrouver son meilleur ami, qui vient d'être incarcéré à la prison de Tours.

Seul face à l'absurdité de sa combine, l'homme confirme la version de sa femme. Les gendarmes, pour leur part, décideront de ne pas se rendre sur place et se contenteront de le mettre en garde contre les peines encourues pour délit de fausse alerte.

"J'ai pas le temps. Mon esprit glisse ailleurs. Pas le choix faut y aller."

 

Peines encourues pour délit de fausse alerte

En France, le délit de fausse alerte est punit de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende maximum.

L’article 322-14 du Code pénal définit ce terme : "le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise. Est puni des mêmes peines le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l'intervention inutile des secours.".

L’article 434-26 prévoit six mois de prison et 7 500 € d’amende pour la dénonciation de « faits constitutifs d’un crime ou d’un délit qui ont exposé les autorités judiciaires à d’inutiles recherches ».

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