Un nouvel avion hybride électrique fera escale à Tours pour son premier tour de France

C'est une "première mondiale", espèrent ses constructeurs. Cassio 2, l'un des premiers avions hybride électrique entamera bientôt un Tour de France. 
Le Cassio 1, avion hybride conçu par Voltaero.
Le Cassio 1, avion hybride conçu par Voltaero. © MEHDI FEDOUACH / AFP
Ils veulent lancer en 2022 une flotte capable "de relancer une aviation générale française pour tout le monde, voyages d'affaires, de loisirs ou commerciale", mais il faut bien commencer quelque part. Didier Esteyne et Jean Botti, deux anciens cadres d'Airbus ont lancé ce 21 octobre un vol inaugural qu'ils espèrent être une "première mondiale".
 

Cassio 1 : petit avion, gros progrès


Leur société, Voltaéro, a conçu un petit avion hybride électrique capable de transporter 10 passagers. "Beaucoup de gens à travers le monde se sont lancés dans les motorisations 100% électrique mais pas dans l'hybridation moteur thermique et moteur électrique", explique Didier Esteyne, pilote d'essai. 

Avec un moteur thermique couplé à cinq moteurs électriques, leur appareil d'essai, le Cassio 1, "a l'autonomie pour voler 1.200 kilomètres ou pendant trois heures et demi, assure Jean Botti. Il sera très compétitif pour des liaisons entre Bordeaux et Lyon par exemple."
Le rechargement du Cassio 1, avion hybride conçu par deux anciens d'Airbus.
Le rechargement du Cassio 1, avion hybride conçu par deux anciens d'Airbus. © MEHDI FEDOUACH / AFP

Mais c'est son grand frère, le "Cassio 2", aux lignes et hélices plus modernes, dessinées par leur société, qui sera commercialisé. Le prix devrait varier entre 700 000 et 2.3 millions d'euros. Les modèles de quatre et six places pourront être pilotés avec une licence de pilote privé classique, mais une licence commerciale sera exigée pour la version dix places.
 

La modernisation, le salut de l'aéronautique ?


C'est encore le Cassio 2 qui s'élancera depuis Vannes (Bretagne) pour un tour de France de démonstration. La première de ses 11 étapes sera donc Tours, où les concepteurs de l'appareil viendront vanter un avion moins bruyant et surtout plus propre.  Cette annonce pourrait bien trouver son écho dans un secteur en souffrance depuis le début de la crise du coronavirus. En Centre-Val de Loire aussi, l'aéronautique connaît une crise sans précédent qui se traduit par des licenciements massifs. Pour sortir sa filière d'excellence de l'embourbement, le gouvernement a entre autres débloqué un plan de soutien dédié à la modernisation de la filière.
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