Loir-et-Cher : un homme mis en examen après une rixe mortelle pour "une dette d'argent"

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Le jeudi 29 juin, une violente dispute a entrainé la mort d’un homme devant un bar à Mer dans le Loir-et-Cher. L’auteur présumé des coups mortels a été mis en examen pour homicide volontaire mais affirme s’être défendu.

Ce mercredi 6 juillet, un homme a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire après la violente rixe qui a entrainé la mort d’un homme devant un bar le 29 juin dernier. Agé de 25 ans et né en Guinée, l’auteur présumé des coups mortels vivait sur la commune de Mer avec sa compagne et son jeune enfant. Son casier judiciaire porte mention de deux condamnations, dont une en 2020 pour des violences avec arme.

Le mis en examen affirme s’être défendu

Le jeudi 29 juin 2022, vers 19h30, une dispute entre deux hommes éclate devant un bar sur la commune de Mer, d'après les premiers éléments, pour un différent portant sur une dette d'argent. L’un des deux hommes porte alors à l’autre un ou deux coups au thorax avec un objet tranchant avant de s’enfuir en courant. La victime tente de le poursuivre avant de s’effondrer au sol. Malgré l’arrivée rapide des secours, l’homme décède des suites de ses blessures.

Une enquête est immédiatement ouverte pour homicide volontaire et les premières constatations révèlent la présence de "deux orifices au niveau du cœur", explique le procureur de la République de Blois dans un communiqué. L’homme mis en cause est interpellé devant chez lui et placé en garde à vue. Il explique alors que c’est lui qui a été agressé par un groupe de quatre personnes dont la future victime. C’est alors qu’il se serait saisi d’une bouteille en verre, l’aurait cassée puis brandie en direction de ses agresseurs blessant ainsi la victime.

Une version que les témoins sur place contestent. Eux disent avoir assisté à une bagarre entre deux hommes et non quatre, et affirment que ce sont des coups de couteaux qui ont été portés à la victime. Les enquêteurs ne retrouvent d’ailleurs aucun débris de verre sur place. La perquisition menée au domicile du mis en examen n’a pas non plus permis de retrouver le couteau évoqué par les témoins. Cependant, l’autopsie réalisée à l’institut médico-légal de Tours a révélé que le décès était lié à une hémorragie provoquée par deux plaies cardiaques qui ont été provoquées par "un objet piquant et tranchant".

La garde-à-vue un temps interrompue

En cours de procédure, la garde à vue a dû être interrompue, explique Frédéric Chevallier, l’état psychologique du mis en cause ayant nécessité son hospitalisation. Elle n’a pu être reprise que ce mardi 5 juillet et les nouvelles auditions n’ont pas permis d’apporter davantage de précisions. L’homme continue par ailleurs, de maintenir la même version. A l’issue, il a donc été mis en examen pour homicide volontaire et encourt une peine de 30 ans de réclusion.

L’instruction se poursuit pour "comprendre le déroulement exact des faits" et "apporter des éléments sur la personnalité du mis en examen", explique le procureur de la République de Blois.

Sous le choc, les proches et les amis de la victime, âgé de 35 ans et père d’un petit garçon, ont organisé une marche blanche à Mer le samedi 3 juillet. Une cagnotte en ligne a également été créée pour venir en aide à sa famille.