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Centre-Val de Loire : les violences faites aux femmes ça continue...

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Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, les départements de la région Centre-Val de Loire ont signé un protocole de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, l'objectif étant de changer les comportements

Par Elsa Cadier


L'égalité entre les femmes et les hommes "Grande cause du Quinquennat"


Emmanuel Macron l'avait annoncé en novembre 2017 : l'égalité entre les femmes et les hommes est l'une des grandes causes du quinquennat. Le Président de la République avait lancé un plan en trois volets : la prévention et la sensibilisation, l’accompagnement des victimes, la répression des auteurs. Le plan court sur cinq ans a été lancé et il reste encore beaucoup de progrès à faire pour réduire les inégalités en matière d’égalité professionnelle, de mixité des métiers, d’articulation entre les temps de vie personnels et professionnels, mais aussi en matière de lutte contre les violences faites aux femmes.
 

Quelques mesures

•La prévention et la sensibilisation : la lutte contre la pornographie et le cyber- harcèlement au collège menée auprès des collégiens.
•L’accompagnement des victimes de violences sexuelles et sexistes, avec la simplification des procédures de dépôt de plainte, notamment la mise en place d’une procédure de signalement en ligne pour faciliter le dépôt de plainte et orienter vers les centres d’aide.


Un protocole de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes signé dans chaque département


Dans chaque département de la région, un protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes 2019-2022 a été signé.Violences sexuelles, mariages forcés, prostitution, mutilations sexuelles, violences économiques et violences physiques, l'objectif de ce protocole est de changer les comportements. Ce protocole répond à ces objectifs et aux axes du 5ème plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences (2017-2019) qui vise à :
•Sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences.
•Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants.
•Déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol.


Il prévoit à la fois :

1. des actions collectives travaillées et validées par tous les adhérents, telles que : l’animation du réseau local, des actions en direction du public et des professionnels (repérer les situations / orienter / former), la prise en charge des situations, ainsi que des actions de communication.
2. des engagements des structures du Loiret adhérentes au protocole sur de nombreux thèmes, parmi les suivants :
la prévention des violences en milieu scolaire ou hors milieu scolaire, la sensibilisation / formation des professionnels, l’information-communication, le repérage des violences auprès du public et l’orientation vers les dispositifs de prise en charge, la prise en charge par la structure des femmes victimes de violences ainsi que le suivi des auteurs.
 

Les violences enregistrés en 2018 dans le Loiret par la gendarmerie et la police

•554 faits de violences intrafamiliales enregistrés pour coups et blessures dont les victimes sont des femmes.
•754 faits enregistrés pour violences commises sur conjoints ou ex conjoint.
 
 

Répression et sanction 

•Pour signaler des violences sexuelles et sexistes : www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr

La loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes sanctionne de façon plus efficace toutes les formes de violences sexuelles et sexistes, avec des évolutions importantes notamment la création de nouvelles infractions dont la contravention pour outrage sexiste. Parmi ces femmes victimes, 19 % déclarent avoir déposé une plainte en gendarmerie ou en commissariat de police suite à ces violences.
Cette estimation est issue des résultats de l’enquête de victimation annuelle "Cadre de vie et sécurité" (INSEE-ONRP-SSM-SI). Il s’agit d’une estimation minimale. L’enquête n’interrogeant que les personnes vivant en ménages ordinaires, elle ne permet pas d’enregistrer les violences subies par les personnes vivant en collectivités (foyers, centres d’hébergement, prisons...) ou sans domicile fixe. De plus, seules personnes vivant en France métropolitaine sont interrogées.  Ce chiffre ne couvre pas l’ensemble des violences au sein du couple puisqu’il ne rend pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives. 
 

Les chiffres de 2017

En 2017, 130 femmes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire intime "officiel" (conjoint, concubin, pacsé ou « ex ») ou non officiel (petits-amis, amants, relations épisodiques...).  21 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire intime.
25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple. 86% des victimes sont des femmes. Sur les 109 femmes tuées par leur conjoint officiel, au moins 51, soit 47%, étaient victimes de violences antérieures de la part de ce compagnon. Sur les 16 femmes ayant tué leur conjoint, au moins 11, soit 69%, étaient victimes de violences au sein du couple.

•Source : « Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2017 », ministère de l’Intérieur, délégation aux victimes.


Les violences sexuelles toujours aussi nombreuses 

En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de viols et de tentatives de viol est estimé à 94.000 femmes. De la même manière que pour les chiffres des violences au sein du couple présentés ci-dessus, il s’agit d’une estimation minimale. Dans 91% des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Dans 47 % des cas, c’est le conjoint ou l’ex-conjoint qui est l’auteur des faits. Suite aux viols ou tentatives de viol qu’elles ont subis, seules 12 % des victimes ont porté plainte (qu’elles l’aient ensuite maintenue ou retirée).

En 2016, l’enquête « Violences et rapports de genre » (VIRAGE) menée par l’INED, a permis de mesurer le nombre de personnes ayant subi des violence sexuelles (viols, tentatives de viol, attouchements du sexe, des seins ou des fesses, baisers imposés par la force, pelotage) au cours de leur vie. Ces violences ont concerné 14,5 % des femmes et 3,9 % des hommes âgés de 20 à 69 ans. Source : enquête « VIRAGE », INED, 2016.
 


 

Des chiffres qui parlent : 
En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de violences physique et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime, est estimé à 219.000 femmes. L’auteur de ces violences est le mari, concubin, pacsé, petit-ami (ancien ou actuel), cohabitant ou non. 3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés. 8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales.

La répartition de ces violences en fonction de leur nature :
Victimes de violences uniquement physiques : 154 0000
Victimes de violences uniquement sexuelles : 32 0000
Victimes de violences physiques et sexuelles : 33 0000

Champ : Femmes âgées de 18 à 75 ans, vivant en ménage ordinaire en Métropole. Source : enquête « Cadre de vie et sécurité » 2012-2018 - INSEE-ONDRP. Ces chiffres sont des moyennes obtenues à partir des résultats des enquêtes de 2012 à 2018.
 

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