Mouvement de grève dans les cars Remi en CVDL : le conflit continue

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Écrit par Catherine Lacroix
Un car REMI Centre-Val de Loire - Photo d'illustration
Un car REMI Centre-Val de Loire - Photo d'illustration © JP. Elme / France Televisions

Le réseau des cars REMI en Centre-Val de Loire est touché par un mouvement de grève qui affecte son réseau routier. Une nouvelle journée de grève a débuté. Lignes régulière et circuits scolaires sont perturbés depuis ce lundi, principalement dans le Loiret.

La grogne continue dans le personnel. Les transports scolaires et les lignes régulières ont été impactés aujourd’hui encore, notamment dans le Loiret. Un mouvement qui se traduit par des perturbations importantes.  Les prévisions sont affichées sur le site du réseau Remi, plus de 30 circuits de ramassage n’étaient pas assurés hier  dans le Loiret, et une vingtaine de lignes régulières étaient  impactées. Selon la Direction, une quarantaine de salariés étaient en grève lundi, une dizaine mardi.  

Un mouvement amorcé il y a trois semaines déjà

Depuis le 8 Novembre dernier, où un mouvement de grève à l’appel de l’intersyndicale avait fortement perturbé le trafic en ce jour de rentrée scolaire, les salariés réclament de meilleures conditions de travail. Ils veulent également des améliorations de leurs conditions salariales. Car la NAO, la négociation annuelle obligatoire chez Transved, le transporteur qui gère quatre des six départements de la Région en matière de transports scolaires et de lignes régulières, ne satisfait pas les syndicats.   Une première rencontre  a eu lieu à cette date entre François Bonneau, Président de la Région CVDL, Philippe  Fournié le Vice- Président, délégué aux mobilités, transports et inter modalités, et une délégation intersyndicale représentant les salariés.   A l’issue de l’exposé de leurs revendications, les deux élus se sont engagés à rencontrer dans les meilleurs délais  Transdev Loiret afin d’organiser une rencontre  avec l’intersyndicale.   A cette date, le Conseil régional rappelait dans son communiqué de presse « dans le cadre de la Délégation de Service Public(DSP), il appartient à ces entreprises de prêter la plus grande attention aux revendications des salariés, afin que les solutions permettent le retour d’un service public de transport essentiel, régulier, et de qualité ».  

Un dialogue qui se poursuit.

Près de trois semaines après le début de ce mouvement, force est de constater que les négociations ont du mal à avancer. Gilles Lefebvre, le Directeur régional de Transdev Centre- Val de Loire, que nous avons pu joindre, avait reçu les syndicats lundi après-midi. «  Les négociations sont difficiles  a  t’il  reconnu dans un contexte économique très tendu, après la crise du Covid, qui a touché de plein fouet les transports ». Même si la Région a aidé de son mieux l’activité de ce secteur, en ne pénalisant pas financièrement les entreprises, ce qui a permis d’assurer des revenus normaux aux salariés mis en chômage partiel, comme elle le souligne dans son communiqué, le retour à la vie normale est pleine d’aléas. « Il manque 50 personnes pour faire tourner l’entreprise, malgré nos efforts avec la Région et Pôle Emploi, pour former des jeunes à nos métiers »affirme Gilles Lefebvre. Conséquence, une réorganisation du travail, vue par les salariés comme une désorganisation. Gilles Lefebvre qui avoue également faire l’intérim de Transdev Loiret, dans l’attente d’un nouveau directeur, affirme mettre tout ce qui est en son pouvoir pour régler au plus vite cette situation, même si sa marge de manœuvre  n’est pas très grande.

Du côté des syndicats, le compte n’y est pas.

Notamment en ce qui concerne leurs revendications salariales. Elhadji Simakha, représentant CGT et chauffeur attend avec ses collègues des réponses à des questions précises. Ils nient le fait d’avoir été indemnisés à hauteur de 100% de leurs salaires pendant la crise du covid et constatent que la NAO ne leur a pas permis jusqu’ici d’obtenir des assurances concernant une éventuelle augmentation des salaires. Ils doivent de nouveau être reçus à la Région demain. A l’issue de cette rencontre, une autre réunion a été prévue pour le début de la semaine prochaine avec leur employeur cette fois. Un lundi qui devrait être marqué par un mouvement  de grève important des salariés Dans la région 800 cars Transved circulent. L’entreprise emploie un millier de salariés qui travaillent dans les quatre départements où les délégations de service public leur ont été concédées.  

« Dysfonctionnements des cars scolaires : une réalité pour un certain nombre de loirétains ».

  Le Président du Conseil Général du Loiret, Max Gaudet, a choisi ce moment pour publier un communiqué dans lequel il affirme avoir averti, sans réponse, par courrier, le Président de la Région d’un certain nombre de dysfonctionnements dans les lignes scolaires. Une situation qui remonterait au  6 Octobre dernier. Il précise : « 14 collèges et une trentaine de lignes sont concernées par ces dysfonctionnements(…) Les désagréments relevés sont souvent les suivants : retards fréquents, bus saturés, avec pour conséquences soit des élèves non pris en charge, soit des élèves assis dans les travées ou marches, non desserte d’arrêts, non-respect des circuits, horaires non adaptés à la vie de l’établissement ».   Max Gaudet , qui précise vouloir envoyer dès demain au président François Bonneau le tableau bilan des dysfonctionnements qui lui sont remontés depuis près de deux mois.  

Dans un contexte difficile, où le métier ne semble pas attirer de nouveaux salariés,  où les effectifs manquants pénalisent les fonctionnements quotidiens, où les salariés réclament une meilleure condition salariale, les parents loirétains vont peut-être  devoir prendre leur mal en patience.        

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