Sirops Monin : on vous raconte l'histoire de cette entreprise emblématique de Bourges

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Écrit par Jérémy Allebée
Camions devant la distillerie Monin à Bourges au début du XXème siècle.
Camions devant la distillerie Monin à Bourges au début du XXème siècle. © MONIN

Depuis trois générations à Bourges l’entreprise familiale perpétue, en France et à l'étranger, la tradition des sirops et liqueurs qui ont été créés par Georges Monin.

Négociant en vins et spiritueux à partir de 1912, Georges Monin, alors qu’il avait à peine 19 ans, fonde son entreprise à Bourges.

Après la première Guerre Mondiale il décide de créer ses propres liqueurs surfines et extra-fines notamment les Anisette, Cherry, Prunelle ou Sève puis viennent les fameux sirops avec les orangeades ou les citronnades.

Au début du 20ème siècle les camions de livraisons des produits Monin, stationnés devant l’usine historique de Bourges, montrent la profonde fibre entrepreneuriale de Georges Monin qui avait même racheté un garage pour entretenir sa flotte de camions destinés à la livraison de ses liqueurs.

A l'époque les produits sont fabriqués à Bourges dans la distillerie historique et distribués dans la région Centre, à partir de Tours, Macon et Nevers comme en témoigne la photographie de ce camion.

Les affiches publicitaires de la marque adoptent pendant plusieurs années le slogan : « Mieux que bien c’est du Georges Monin ».

En voici un exemple avec cette affiche des années 30 sur laquelle on voit l’emblématique troubadour tout vêtu de vert et de blanc.

A l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, les établissements Monin vendent 1 million de bouteilles à plus de 25 000 clients (Restaurateurs et cafetiers).

Georges Monin meurt quelques jours après la libération de la ville de Bourges en 1944 et c’est son fils Paul, alors âgé de 22 ans, qui prend les rênes de l’entreprise pour y développer trois secteurs : la distillerie, les jus de fruits et sirops mais aussi le Négoce de Vins.

Dans les années 1950 il lance le Guignolet-Kirsch baptisé "Guignot".

Une liqueur élaborée avec une variété ancienne de cerises guigne qui sont macérées dans l'alcool avec du Kirsch.

Au milieu des années 1970, Paul Monin restructure les gammes des liqueurs et des sirops avec des étiquettes communes et lance de nouveaux parfums.

Les bouteilles sont habillées d’étiquettes avec des illustrations des fleurs et des fruits utilisés dans la composition des sirops.

Le design des étiquettes n’a quasiment pas changé.

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En 1992, l’actuel PDG, Olivier Monin poursuit le développement de l’entreprise en utilisant l’essor du cocktail et du café aromatisé pour exporter ses sirops à l’international. Afin d’être au plus près de ses clients, il va entreprendre la construction d’un site de production aux Etats-Unis en Floride, puis un autre production en Asie en Malaisie, puis d’un bureau à Dubaï, une usine en Chine et une en Russie qui vient d’ouvrir cet hiver.

Les produits sont présents de plus de 160 pays et ils comptent autant de parfums dont certains plutôt inattendus : concombre, sucre de betterave bio, brownie….

L’usine historique de Bourges a déménagé en 2017 à la périphérie de la ville dans un site moderne adapté aux besoins de production d’aujourd’hui, capable de sortir 25 millions de bouteilles par an.

Un nouvel outil dans lequel il y a un studio de dégustation où toutes les gammes de produits sont présentées aux clients qui sont accueillis pour des démonstrations, des formations et un conseil personnalisé.

Au printemps 2022, la Villa Monin, un espace boutique / café-bar / cours de cocktail et cuisine, accueillant également la chocolaterie Mercier, ouvrira ses portes dans le centre-ville historique de Bourges, afin de proposer aux berruyers et touristes d’explorer le monde de Monin.

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