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Pithiviers et Beaune-la-Rolande : se souvenir de la Shoah

Commémoration de la Shoah à Pithiviers et Beaune-la-Rolande (Loiret) / © F3 Centre-VDL
Commémoration de la Shoah à Pithiviers et Beaune-la-Rolande (Loiret) / © F3 Centre-VDL

Ce dimanche 15 mai, à Pithiviers et Beaune-la-Rolande dans le Loiret, on s'est souvenu, comme chaque année, de ces camps d'internements créés pendant la seconde guerre mondiale et de toutes les victimes qui y sont passées. 

Par E.Cadier/B.Verny, historien, chargé de recherche au Cercil

Commémoration du dimanche 15 mai à Pithiviers et Beaune-la-Rolande

Ce dimanche 15 mai à Pithiviers et Beaune-la-Rolande dans le Loiret, on commémorait les disparus des camps d'internement pendant la seconde guerre mondiale en présence de Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire et sous l’égide de l’Union des déportés d’Auschwitz et du Mémorial de la Shoah, avec le CERCIL-Musée Mémorial des enfants du Vel’ d’Hiv’, la Commission du souvenir du CRIF et l’association des Fils et Filles des déportés juifs de France. Huit convois sont partis de ces deux camps vers Auschwitz.

Se souvenir de la Shoah

De 1941 à 1943, plus de 18.000 juifs, dont près de 4.000 enfants, furent internés dans les deux camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande.
Ils relevaient de l’autorité du préfet du Loiret et la garde en était assurée par des Français. 2.140 Juifs étrangers, arrêtés à Paris le 14 mai 1941 sur convocation (la raffle du "billet vert"), ont été internés à Beaune-la-Rolande, puis presque tous déportés à Auschwitz en juin-juillet 1942. Par ailleurs, 3.096 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, arrêtées lors de la Rafle du Vél’ d’Hiv’ de juillet 1942, y ont été transférées. Rien n’avait été prévu pour les accueillir. Des épidémies s’y sont déclarées. Des enfants y sont morts. Les autorités françaises, qui avaient demandé aux Allemands l’autorisation de déporter également les enfants, décidèrent de faire partir d’abord les mères, puis les enfants, qui furent gazés dès leur arrivée à Auschwitz.

De septembre 1942 à juillet 1943, date de sa fermeture, y ont été internés les sureffectifs de Drancy, lors des arrivées massives de Juifs arrêtés sur tout le territoire. Aujourd’hui rien ne subsiste du camp. En 1965, un monument a été érigé sur place. Chaque année, une cérémonie commémorative est organisée par les associations le deuxième dimanche de mai. Plus récemment, une plaque a été apposée sur l’ancienne gare de Beaune-la Rolande.

Le camp de Pithiviers est une création française, où se concrétisent deux choix fondamentaux du régime de Vichy : l’antisémitisme et la politique de collaboration. Par la loi du 4 octobre 1940, « l’Etat français » s’est donné le droit d’interner les «ressortissants étrangers de race juive».

•Reportage dans le 19/20 de Xavier Naizet et Alain Heudes

Commémoration de la Shoah à Pithiviers et Beaune-la-Rolande (Loiret)
Ce dimanche 15 mai, à Pithiviers et Beaune-la-Rolande dans le Loiret, on s'est souvenu, comme chaque année, de ces camps d'internements créés pendant la seconde guerre mondiale et de toutes les victimes qui y sont passées. Interview de Suzanne Vier-Novodorsqui, rescapée de Beaune-la-Rolande - X.Naizet/A.Heudes

 

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