Manifestations des anti-masques à l'école : "le masque pour les moins de onze ans est une fausse mesure sécuritaire"

Á Tours, Orléans ou encore à Bourges, ils étaient quelques dizaines de personnes s'être rassemblés samedi 9 janvier pour protester contre le port du masque à l'école à l'appel du collectif "Enfance et libertés". Le collectif estime que cette mesure est inutile et s'inquiète des répercussions 

© France 3 CVDL

Samedi 9 janvier, le collectif Enfance et libertés a appelé à manifester dans plusieurs villes de France contre le port du masque obligatoire l'école. En Centre-Val de Loire, des parents, des enseignants et même des médecins se sont rassemblés à Tours (Indre-et-Loire), à Orléans (Loiret) et à Bourges (Cher).

"Le masque pour les moins de 11 ans n'a pas un grand intérêt"

Le collectif "Enfance et liberté" a donc appelé à un second rassemblement (le premier a eu lieu le 5 décembre 2020) pour protester contre le port du masque à l'école pour les enfants de moins de onze ans. Selon ce collectif, les effets négatifs sont de plus en plus identifiés : maux de tête, difficultés respiratoires, manque d'hygiène, mais aussi troubles de l'apprentissage,...

Pour certains médecins, comme Marie Fabre Grenet, pédiatre et du collectif Reinfo Covid, le port du masque pour les enfants est inutile : " Les enfants de moins de onze ans vont toucher à tout, s'en mettre plein les doigts, en mettre sur les surfaces... C'est une fausse mesure sécuritaire. Je pense qu'on protège les instituteurs et puis qu'on ne sait pas. Il y a beaucoup de décisions prises dans la précipitation aussi..."

Les parents d'élèves déboutés par le Conseil d'Etat

Le Conseil d’Etat a récemment rejeté un référé déposé par des parents d'élèves à ce sujet. La plus haute juridiction administrative française s'en tient aux recommandations du Haut Conseil de Santé Publique qui estime que le port du masque est "sans conséquence sur la santé psychologique, ni sur les apprentissages de l’enfant, sauf s’il souffre de pathologies du langage ou de la peau". La haute autorité estime aussi que la preuve n’est pas apportée du risque psycho-éducatif sur les enfants.

 

 

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