Montargis et Saint-Amand Montrond auront leur campus connecté

Deux villes de la région Centre-Val de Loire ont officiellement reçu leur label « Campus Connecté ». C’était hier (lundi 03 mai). Les étudiants pourront suivre à distance leurs études à partir de septembre depuis Montargis (Loiret) et Saint-Amand Montrond (Cher)

Le tiers-lieux de la Passerelle à Saint-Amand-Montrond (Cher) recevra à partir de septembre une douzaine d'étudiants.
Le tiers-lieux de la Passerelle à Saint-Amand-Montrond (Cher) recevra à partir de septembre une douzaine d'étudiants. © Page Facebook La Passerelle - Atelier des réussites

Dans la région Centre-Val de Loire, il y avait jusqu’à présent quatre campus connectés : à Bourges, à Vierzon (Cher), à Châteauroux (Indre) et à Dreux (Eure-et-Loir). Grâce à ces salles de cours équipées en ordinateurs, un étudiant a la possibilité de suivre son cursus à distance. Cela sera bientôt possible dans deux autres villes : Montargis (Loiret) et Saint-Amand-Montrond (Cher). Les deux localités ont reçu officiellement, lundi 03 mai, le label "campus connecté" de la part du Ministère de l’Education Nationale, celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche, du Secrétaire général pour l’investissement et de la Banque des Territoires.

À la clé, un financement conséquent. "50 000 euros par an pendant trois ans", détaille Christian Bourillon, vice-président de l’Agglomération Montargoise Et rives de Loing, en charge de l’emploi, de la formation et du numérique. "C’est une grande satisfaction que l’on ait été retenu", reconnaît de son côté Daniel Bône, président de la Communauté de communes Cœur de France.

Ces territoires sont éloignés des centres estudiantins comme Orléans, Tours, Paris ou encore Clermont-Ferrand, où les lycéens partent faire leurs études. Mais "pour un certain nombre d’entre eux, c’est quelque chose de totalement impossible d’un point de vue financier", explique Daniel Bône qui est aussi maire de Colombiers, petite commune de 400 habitants. C’est aussi une façon pour les collectivités de garder chez elle ses quelques jeunes.

On se rend compte que lorsqu’ils atteignent l’âge du bac, ils s’en vont, ils ne reviennent pas. Ils manquent dans les clubs sportifs, dans les associations. S’ils restent, peut-être qu’après, ils seront intéressés pour intégrer une entreprise du secteur ou pour créer la leur.

Daniel Bône

Mais après une vie marquée par la crise sanitaire, où le travail et les études à distance ont été la norme, ces campus connectés attireront-ils leur public ? Oui, répondent les élus. "Les étudiants vont travailler en groupe, ils ne seront pas isolés", dit Christian Bourrillon, qui est aussi maire de Chevillon-sur-Huillard. Il compte sur une dynamique de groupe. Les jeunes seront par ailleurs encadrés par un tuteur qui pourra les accompagner.

Une douzaine de places disponibles

Les deux campus devraient ouvrir leurs portes dès le mois de septembre. Au sein du lycée Saint-Louis pour Montargis ; au sein de la Passerelle, un tiers-lieux géré par la communauté de communes Cœur de France. Chacun des campus pourra accueillir une douzaine d’étudiants.

À Saint-Amand-Montrond où la com-com travaillera en partenariat avec le CNAM, le catalogue des formations est large, une soixantaine au choix. Pour Montargis qui collabore avec l’Université de Tours, des précisions sont attendues. Pour l'instant, ces deux nouveaux campus connectés n'apparaissent pas dans Parcoursup. Mais si la formation choisie par le futur bachelier peut être dispensée en distanciel, il pourra s'y inscrire et la suivre depuis l'un des deux sites.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
éducation société