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Numerus clausus : plus de médecins formés mais pas en Centre-Val de Loire

Relever le numerus clausus permet de créer 1109 places supplémentaires en médecine en France. / © PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP
Relever le numerus clausus permet de créer 1109 places supplémentaires en médecine en France. / © PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Le président du conseil régional, François Bonneau, interpelle le Premier ministre afin de réexaminer la décision d’exclure le Centre-Val de Loire de toute augmentation du numerus clausus.

Par JB

Dès la rentrée 2019, le nombre d'étudiants qui seront autorisés à poursuivre en deuxième ou troisième année leurs études de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme augmentera de 10% par rapport à l'an dernier. Avec un total de 14 928 places pour ces 4 filières, la hausse la plus importante est prévue en médecine avec un total de 9 314 places (soit une hausse de 13,5%).

Relever le numerus clausus permet de créer 1109 places supplémentaires en médecine en France. Le problème, c’est que la Région Centre-Val de Loire est exclue de cette augmentation. D’où la colère du président de Région, François Bonneau : « il est impensable que la Région qui subit à la fois l’un des plus faible taux de places en études de médecine et la plus violente réalité de la désertification médicale soit exclue de toute augmentation du numerus clausus ! » 

Dans une lettre datée du 9 mai, il interpelle le Premier ministre et lui demande de réexaminer cette décision au plus vite, dès la rentrée en septembre. Il rappelle que la région compte 124,2 médecins généralistes pour 100 000 habitants contre une moyenne nationale de 153. Michel Ricoud, conseiller municipal d’Orléans (PCF), partage la colère de François Bonneau : « la Région Centre, le plus grand désert médical de notre pays, est la grande oubliée […] Je pense à mon quartier de la Source qui se bat pour que la Maison de santé ne ferme pas en 2020. »

Qualifié « d’absurdité » par Emmanuel Macron, le numerus clausus doit être supprimé à partir de la rentrée 2020, dans le cadre de la loi santé adoptée à l'Assemblée nationale et dont l'examen au Sénat est prévu en juin. Ce texte prévoit que les quotas d'étudiants admis en 2e ou 3e année seront, à l'avenir, déterminés par les universités, en accord avec les agences régionales de santé, selon les capacités et les besoins du territoire.
 

Hausse du numerus clausus en France

En 2019/2020, pour les quatre filières, 14 928 places seront ouvertes, soit 1.405 de plus qu'en 2018. 

Médecine : 9314 places (+1.109)
Pharmacie : 3261 places (+137)
Dentaire : 1320 places (+117)
Maïeutique (sage-femme) : 1033 places (+42)

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