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L'assassinat de Jean-Sébastien Gros: huitième homicide de l'année

Bonifacio, le 5 avril / © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
Bonifacio, le 5 avril / © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP

Le jeune homme, frère d'un proche du nationaliste François Santoni, tous deux assassinés en 2001, a été tué, victime d'un guet-apens vendredi en fin d'après-midi au domicile de sa mère à Bonifacio (Corse-du-Sud), ce qui porte à huit le nombre d'homicides sur l'île depuis le début de l'année.

Par Jean Crozier avec AFP

Il s'agit de Jean-Sébastien Gros, un batelier âgé de 32 ans, et frère de Nicolas Gros, un proche de François Santoni.

En 2005, il avait été condamné à quatre ans de prison pour la tentative d'assassinat, en 2003, de "Jojo" Cantara, un batelier de Bonifacio connu pour des faits de droit commun et tué ensuite, en 2004, sur les quais de la cité corse.

Selon une source judiciaire, il a été tué de trois ou quatre décharges de chevrotines peu après 18h00, alors qu'il était dans le jardin du domicile familial, situé sur la route de Santa Manza, au lieu-dit Campagro.

Le ou les tueurs seraient arrivés et repartis à pied, selon les premiers éléments.

Sa mère se trouvait à l'intérieur de la maison et appelé les secours.
Le parquet d'Ajaccio a confié l'enquête à la section de recherches de la gendarmerie.
Décharges de chevrotine au thorax


Peu avant 22h00, un cordon de sécurité empêchait les journalistes d'approcher de la villa familiale, située dans un endroit isolé, sur les hauteurs, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de la station balnéaire de l'extrême sud de l'île.

La police scientifique et technique s'est rendue sur place, de même que le procureur de la République d'Ajaccio, Xavier Bonhomme, qui a rejoint Bonifacio en hélicoptère.

Le frère d'un proche de François Santoni

Le frère aîné de la victime, Nicolas Gros, un pâtissier de 32 ans, avait été abattu le 26 octobre 2001 vers 06h45 du matin alors qu'il venait de monter dans son véhicule dans l'enceinte de sa propriété, située à la sortie de Bonifacio, pour se rendre à une partie de pêche.

Il avait été atteint de plusieurs balles de calibre 9 mm et 443 Remington au volant de sa voiture, qui s'était ensuite renversée après avoir roulé une dizaine de mètres.

Marié et père d'une petite fille, il était considéré comme un proche de François Santoni, assassiné à la sortie d'un mariage à Monacia-d'Aullène (Corse-du-Sud), le 17 août de la même année, un an après Jean-Michel Rossi, membre du groupe clandestin Armata Corse.

Nicolas Gros avait été condamné à Paris en mars 2000 à deux ans de prison dans l'affaire du golf de Spérone, une tentative d'extorsion de fonds portant sur 600.000 euros en 1996, pour laquelle il avait comparu aux côtés de François Santoni.



Le huitième homicide depuis le début de l'année

L'assassinat de vendredi est le huitième homicide recensé en Corse depuis le début de l'année 2013, après une année 2012 meurtrière.

Parmi eux, celui, le 25 mars, d'un homme de 22 ans, connu de la police pour des affaires mineures, tué de deux décharges d'armes à feu en Haute-Corse, un décès initialement présenté comme un accident de la circulation.

Le 10 mars, un homme de 37 ans, Jérôme Salvadori, connu des services de police et qui avait été condamné pour meurtre, était tué par balle dans la rue centrale du village de Venaco (Haute-Corse).

Un autre homme, connu de la police, Anthony Galliot, 39 ans, condamné à dix ans de prison en 2010 dans une affaire de vol d'or en Suisse, en 2004, était tombé le 1er mars sous les balles à Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio (Corse-du-Sud).

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