Cinq hommes ont été mis en examen et écroués à Paris vendredi soir pour deux “nuits bleues”.

Ajaccio, le 28 novembre 2013 / © FTViastella
Ajaccio, le 28 novembre 2013 / © FTViastella

Les suites des interpellations du début de semaine à Sartène. Cinq hommes ont été mis en examen et écroués à Paris vendredi soir pour deux "nuits bleues" commises en mai et décembre 2012, attentats revendiqués par le FLNC contre des résidences secondaires dans l'île, a annoncé le parquet.
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Par Michèle Mignot

Dix personnes avaient été interpellées lundi, une onzième personne mardi 26 novembre. Ces arrestations entraient dans le cadre de l'instruction conduite par le juge antiterroriste Gilbert Thiel qui s'était rendu sur place à Ajaccio et a travaillé avec les enquêteurs.


Nuits bleues en 2012 contre des résidences et des supermarchés

Ces interpellations seraient notamment liées à deux séries d'attentats commis les 11 mai et 7 décembre 2012 dans toute l'île contre une quarantaine de résidences secondaires, généralement sur le littoral.

Les villas achevées ou en cours de construction appartiennent généralement à des continentaux souhaitant parfois les mettre en location à prix fort.

Les attentats n'avaient pas fait de blessés.

Ces "nuits bleues" avaient été revendiquées par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avec des graffitis tracés sur certaines des maisons détruites ou endommagées, puis par des communiqués authentifiés.

Le FLNC dénonçait notamment la spéculation immobilière avec quelque "85.000 résidences secondaires" dans une île peuplée de 315.000 habitants, la dépossession de la terre corse et les atteintes à l'environnement.

Une autre vague d'attentats contre six supermarchés dans toute la Corse, le 10 septembre 2012, avait également été revendiquée par le FLNC dénonçant la mainmise de la grande distribution sur l'économie de l'île.


Réaction de l'Associu Solidarità ce samedi 30 novembre :
Il y a quelques heures, cinq militants nationalistes ont été incarcérés en région parisienne (à des milliers de kilomètres de leur famille). Sulidarità dénonce le comportement lamentables des forces répressives en charge de l’enquête qui ont fait preuve d’inhumanité envers nos patriotes en refusant que leurs avocats leur remette de l’argent et des vêtements afin qu’ils n’entrent pas en prison totalement démunis, surtout en cette époque de grand froid.
A l’incarcération et à l’exil, en cette période de préparation des fêtes de fin d’année, s’ajoutera un dénuement le plus totale pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Sulidarità apporte un soutien sans faille à ces patriotes injustement persécutés et en appelle au peuple corse pour s’élever contre les pratiques des rafles remises au goût du jour par les juges anti-corses et qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire.
Nous rappelons qu’il s’agit de travailleurs, de pères de famille et de militants nationalistes dont l’engagement pour la défense du peuple corse les a exposés aux foudres de la répression de l’Etat français.
Nous rappelons que les Corses pourront exprimer leur soutien à nos prisonniers et à leur famille au cours de la soirée Natale per i Patriotti qui se tiendra le samedi 14 décembre au Casone à Aiacciu (avec les groupes Diana di l’Alba, Svegliu d’Isula, Primavera).
Sulidarità

 

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