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Cinq personnes en garde à vue en Corse dans le cadre d'un vaste trafic d'armes

02/12/13 - La cellule nationale d'enquête "Armes 52" dans les locaux de la gendarmerie de Reims / © Remi WAFFLART / MAXPPP
02/12/13 - La cellule nationale d'enquête "Armes 52" dans les locaux de la gendarmerie de Reims / © Remi WAFFLART / MAXPPP

Trente-huit personnes, dont cinq en Corse, ont été placées en garde à vue en France et en outre-mer lors d'une vaste opération menée lundi 2 décembre par 300 gendarmes. Des centaines d'armes de guerre et des milliers de munitions en provenance d'Europe de l'Est ont été saisies.

Par Grégoire Bézie avec AFP

Des centaines d'armes  et des milliers de munitions

"Nous avons saisi du matériel de tous types et de tous calibres pour la plupart en état de marche avec des centaines d'armes de poing, d'épaule, des fusils d'assaut, des fusils-mitrailleurs et même deux lance-roquettes", a expliqué, lors d'un point presse lundi, le lieutenant-colonel Didier Berger qui dirige la SR de Reims.

Ces armes de guerre ont été saisies en provenance principalement de Slovaquie mais également du Kosovo et de Serbie.

Les perquisitions se sont déroulées jusqu'en milieu d'après-midi lundi et 38 personnes ont été placées en garde à vue, certaines pour 96 heures.

En Corse, ce sont cinq personnes qui sont gardées à vue à Ajaccio et Bastia après la saisie d'une dizaine d'armes, qui sembleraient avoir été achetées via l'Internet, selon une source proche du dossier. 

Lors d'une perquisition menée dans la cave d'un habitant de Calcatoggio (Corse-du-Sud), les enquêteurs ont saisi un lance-roquettes et un pistolet mitrailleur Uzi.

Selon l'officier, d'autres interpellations et perquisitions en France et à l'étranger devraient avoir lieu dans les jours à venir.
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38 gardes à vue lors du démantèlement d'un vaste trafic d'armes d'Europe de l'Est
Lieutenant-Colonel Didier Berger, commandant section recherche Reims

Porosité entre collectionneurs et malfaiteurs​

"Parmi les personnes interpellées, beaucoup s'affichent comme des collectionneurs, mais on trouve également des individus liés au grand banditisme, notamment dans le sud  de la France ou en région parisienne", a souligné l'officier, en évoquant "la porosité entre le milieu des amateurs d'armes et celui du grand banditisme".

L'enquête a débuté le 14 février 2012 lors d'une perquisition pour recel de vol chez un homme résidant en Haute-Marne. Les gendarmes avaient alors découvert à son domicile une vingtaine d'armes de poing et d'épaule, dont des armes de guerre et des milliers de munitions.

Les premières investigations orientent les gendarmes vers une filière slovaque. Lors de leur enquête, les gendarmes identifient des hommes qui y achètent des armes et des pièces d'armement et mettent au jour une seconde filière originaire des pays balkaniques.

Des centaines d'armes, dont des armes de guerre, des munitions et des pièces détachées, ont ainsi transité par ces réseaux depuis 2009.

"L'enquête a montré que les transactions s'effectuaient la plupart du temps par l'internet avec l'achat d'armes plus ou moins neutralisées et de pièces détachées qui permettent de remilitariser les armes et les rendre actives", a précisé l'officier.

"D'une manière marginale, certains individus sont partis à l'étranger pour acheter directement ces armes", a-t-il noté.

"L'opération d'aujourd'hui a révélé que les armes de collection sensées avoir été neutralisées, ne l'ont jamais été ou ont été remilitarisées", a-t-il ajouté.

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