Surfacturations présumées: deux enquêtes préliminaires sur le SC Bastia

Deux enquêtes préliminaires ont été ouvertes en novembre visant le club de foot du SC Bastia après un signalement à la justice de Tracfin, l'agence anti-blanchiment de Bercy, a confirmé mercredi 22 janvier, selon l'AFP, le parquet de Bastia.

Supporteurs du SCB au stade Armand Cesari, lors de la rencontre  Bastia (SCB) vs Bordeaux (FCGB), le 18 janvier 2014
Supporteurs du SCB au stade Armand Cesari, lors de la rencontre Bastia (SCB) vs Bordeaux (FCGB), le 18 janvier 2014 © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Le parquet a ouvert ces deux enquêtes en novembre et les a confiées à l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), précise l'AFP, confirmant une information du journal Le Monde.
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Enquêtes préliminaires sur le SC Bastia


Deux dossiers

Selon une source proche de l'enquête, ces investigations portent sur des surfacturations présumées de prestations effectuées pour le club de football par des entreprises.

Selon Le Monde, la première enquête porte sur la pose en 2012 d'une pelouse synthétique au centre d'entraînement, facturée 600.000 euros.

Les enquêteurs s'interrogent aussi sur d'importants décaissements en espèces réalisés par le dirigeant de la société prestataire.

Le second dossier s'intéresse à des flux financiers entre le Sporting Club de Bastia et deux sociétés: une société de location de véhicules, mais aussi un débit de boissons dont les dirigeants sont "réputés très proches" du gang de la Brise de mer, poursuit le quotidien.


Le parquet n'a pas confirmé de lien avec le grand banditisme


Le SC Bastia, 12e de Ligue 1, a rejeté tout soupçon de malversation, affirmant dans un communiqué "qu'aucune irrégularité n'émane ou n'a émané de la comptabilité du club".

Le club corse se dit "serein" et "examine actuellement les éventuelles actions à engager pour faire valoir ses droits et préserver son image".

Il réfute en particulier tout lien avec un "quelconque "gang", assure que les sommes versées à ses fournisseurs "notamment pour la location de minibus" sont "toutes fondées et justifiées" et affirme que "le marché du stade avec pelouse synthétique du centre d'entraînement des jeunes situé à Borgo n'a donné lieu à aucune malversation ni flux financier irrégulier", tout en précisant qu'il est en "procès" avec ses prestataires en raison de malfaçons et inexécutions sur ce stade.
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