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Les dirigeants du Corssad en Corse devant le tribunal correctionnel

© France 3 Corse ViaStella
© France 3 Corse ViaStella

Les dirigeants du Corssad comparaîtront le 14 avril devant le tribunal correctionnel de Bastia pour "abus de confiance et détournements de fonds publics".

Par Grégoire Bézie

L'enquête menée par le pôle économique et financier de Bastia porte sur des malversations présumées à la tête du Centre d'organisation régional des services de soins et d'aide à domicile (Corssad) qui compte 400 salariés. 

Bernard Giammari et son épouse, directeur et directrice-adjointe de l'association régionale, sont poursuivis "pour détournements de fonds publics par une personne chargée d'une mission de service public".

Le président de la Corssad, Jean-Jacques Giammari, qui n'est autre que le père du directeur, est poursuivi pour "complicité de détournements" et "faux et usage de faux".

Le préjudice porte sur au moins 600.000 euros.

Corssad : le rappel des faits
Me Benoît Bronzini de Caraffa, avocat de Bernard et Virna Giammari; Anne-Claire Dalcoletto, responsable CGT Corssad; Jean-Pierre Battestini, délégué CGT / Rappel des faits: Antoine Albertini, Olivier Lopez, Ramsey Kinany

Les directeurs sont soupçonnés de s'être versés des salaires élevés, jusqu'à "30.000 euros mensuels soit quatre fois plus que le maximum autorisé", avait souligné la CGT dans un communiqué en avril 2014, alors que les salariés de la Corssad manifestaient pour dénoncer la situation financière de l'association.

"Les fameux salaires dont il est question, de 30.000 euros pour le directeur par exemple, c'était sur une courte période d'un an (...) pour résorber un travail en retard de deux à trois ans et récupérer de l'argent que nous devait la DISS (Direction des interventions sociales et sanitaires)", avait expliqué Michel Orsoni, administrateur de la Corssad à l'époque des faits. 

Les enquêteurs du groupe financier de Bastia leur reprochent également de ne pas disposer des diplômes requis pour toucher leur rénumération et d'avoir perçu des primes exceptionnelles non prévues dans la convention collective, ainsi que le remboursement de certains frais.

Selon la défense des prévenus, les salaires et primes des dirigeants étaient connus de l'agence régionale de la santé (ARS) et du Conseil général de la Haute-Corse.
        
Placés sous contrôle judiciaire, les trois dirigeants ont été suspendus de leur fonction, dans l'attente du procès qui se tiendra le 14 avril à Bastia.

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