Navire échoué à Bonifacio : le commandant et le responsable de navigation convoqués au tribunal

Le cargo s'est échoué dimanche à Bonifacio. / © Stéphane Lapera / FTVIASTELLA
Le cargo s'est échoué dimanche à Bonifacio. / © Stéphane Lapera / FTVIASTELLA

Les deux hommes, de nationalité russe, sont poursuivis notamment pour non-respect des règles d'abordage, a annoncé ce jeudi 17 octobre le procureur de Marseille. Ils ont été convoqués devant le tribunal maritime le 7 février.

Par A.B avec AFP

Après l'échouement du cargo Rhodanus dans la nuit du samedi au dimanche 13 octobre à Bonifacio, le commandant du navire et le chef de quart sont poursuivis notamment pour non-respect des règles d'abordage.

Ils ont été convoqués devant le tribunal maritime le 7 février, annonçait ce jeudi le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

C'est à Marseille que se trouve le tribunal maritime compétent pour cette enquête, confiée à la gendarmerie maritime. Le procureur précise à l'AFP que les deux hommes, de nationalité russe, sont poursuivis pour ne pas avoir respecté "la convention sur le règlement international de prévention sur les abordages en mer, ainsi que pour des manquements aux règles relatives à la veille auditive et visuelle", contenues dans cette convention. 

Le chef de quart, qui fait office de responsable de la navigation, aurait également reconnu s'être endormi à son poste.
 

Pollution


Dimanche à 3 heures du matin, le cargo Rhodanus, un bateau d'environ 90 mètres de long s'est échoué sur la plage de Cala Longa à Bonifacio, en dépit des appels répêtés, pendant environ 50 minutes, des gardes-côtes. Il transportait 2.650 tonnes de bobines d'acier, laissant craindre une possible pollution maritime qui n'est à ce jour à déplorer. 
 

Jeudi, le pompage de "plus de la moitié" des 38 tonnes de carburant du cargo avait été effectué et devait se poursuivre, a indiqué la préfecture maritime. Les autorités avaient précédemment présenté ce pompage comme étant la priorité, précisant qu'il ne s'agissait pas de fuel lourd, mais de gazole de propulsion.

Une seconde ancre sur l'arrière du navire a été mise en place pour renforcer la sécurisation du site qui se trouve au coeur de la plus grande réserve naturelle de France métropolitaine. La navigation et les activités nautiques restent également interdites dans un rayon de 1.200 mètres autour du navire.
 

"Quelques jours comme quelques mois"


Un barrage anti-pollution a également été installé de façon "préventive" autour du cargo. L'évacuation totale du bateau pourrait prendre "quelques jours comme (...) quelques mois", avait estimé lundi le préfet maritime de la Méditerranée Laurent Isnard. Il avait indiqué que "des experts d'architecture navale" étudiaient l'état du cargo de 4.000 tonnes et 90 mètres de long pour voir "les efforts qu'il peut supporter", en particulier en cas de remorquage. 

La ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports, Élisabeth Borne, sur place lundi, avait pour sa part fustigé un accident "pas acceptable". 

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