Les célébrations de l’Aïd el-Kebir au temps du Covid, entre mosquées parfois fermées et prières sur un parking

Les contraintes sanitaires liées au Covid-19 ont contraint les musulmans qui fêtent l’Aïd el-Kebir, à partir de vendredi 31 juillet, à s’adapter, entre fermeture de certaines mosquées et prières en plein air en Corse.

Le début d'une prière lors de l'Aïd el-Kebir, ici à Mulhouse en 2018.
Le début d'une prière lors de l'Aïd el-Kebir, ici à Mulhouse en 2018. © Vincent VOEGTLIN - MaxPPP
Ajaccio, ce vendredi matin. Un important cortège patiente à l’entrée d’un vaste parking. La communauté musulmane débute par une prière la fête de l’Aïd el-Kebir, dite "fête du sacrifice", qui durera jusqu’à lundi 3 août. Et les célébrations sont un peu spéciales, cette année, avec le Covid-19, ses gestes barrière et ce masque obligatoire dans les lieux clos.

La première prière s’est déroulée en extérieur. "Elle a été organisée sur un parking de 2 000 m2 (celui de la mosquée), explique Miloud Mesghati, président du Conseil régional du culte musulman en Corse. A l’intérieur, on n’aurait pas pu respecter les gestes barrières et les distances."
 

Les mosquées de Bastia et Furiani exceptionnellement restées fermées


Miloud Mesghati décrit une prière un peu spéciale : "Il y avait 400 à 450 participants, tout le monde est rentré un par à un, avec le masque et une distance d’au moins un mètre entre les tapis des fidèles." Comme à Ajaccio, le début de l’Aïd el-Kebir a pu avoir lieu partout en Corse-du-Sud, où "tous les lieux de culte ont pu ouvrir", se félicite Miloud Mesghati. Et Aléria, comme Ajaccio, a opté pour une prière en plein air.

A Bastia, les fidèles ont dû s’organiser et prier chez eux, ou dans un cadre non-officiel. Les deux mosquées de l’agglomération, à Bastia et Furiani, sont restées fermées exceptionnellement par précaution sanitaire. Les deux lieux de culte ne disposent pas d’un espace important, et l’importance de la fête, l’une des plus importantes pour la communauté musulmane, aurait sûrement ramené beaucoup de monde.
 

En perspective de la fête, le Conseil Français du Culte Musulman avait émis une série de recommandations. "Pas plus de 5 000 personnes, même lorsque celle-ci sont organisées dans des espaces non fermés de type plein air", "éviter les embrassades", "porter le masques" ou encore "réduire la fréquentation des abattoirs", où de nombreux foyers de contamination (clusters) se sont déclarés ces derniers temps.

La fête de l’Aïd el-Kebir, dont les célébrations dureront quatre jours et qui se déroulent à la fin du pèlerinage obligatoire (le hadj), mêlent prières, moments de partages et le sacrifice du mouton ou de l'agneau. Elle commémore l'épisode coranique du sacrifice d'Abraham.
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