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« Ajaccio ! Le mouvement » : Laurent Marcangeli candidat à sa succession à la mairie

© Maxppp
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C'est désormais officiel : Laurent Marcangeli est candidat à sa succession à la mairie d'Ajaccio. Il l'a annoncé ce samedi après-midi lors de l'assemblée générale d' « Ajaccio ! Le mouvement ». Un comité exécutif a été élu.
 

Par P.S.

Au total, ils seraient déjà 800 à s'être encartés à « Ajaccio ! Le mouvement », auprès de Laurent Marcangeli.

« Il n’y a pas de notion de droite et de gauche. C’est la ville qui est en avant. Le bien de la ville, le mieux vivre, le mieux circuler, le plus propre grâce à toutes les personnes qui l’entourent », explique François Rossi, adhérent à Ajaccio ! Le mouvement.
« Ajaccio ! Le mouvement » : Laurent Marcangeli candidat à sa succession à la mairie
Intervenants - Marie Ferez, adhérente " Ajaccio ! Le Mouvement " // François Rossi, adhérent " Ajaccio ! Le Mouvement " // David Frau, membre du bureau exécutif " Ajaccio ! Le Mouvement " // Jean-Pierre Sollacaro, membre du bureau exécutif " Ajaccio ! Le Mouvement " Equipe - Damien Lefauconnier / Jennifer Cappaï

Dans la salle, des soutiens attendus : ceux du député Jean-Jacques Ferrara et du Comité Central Bonapartiste. Le maire d'Ajaccio ne s'en cache pas : ce mouvement, c'est une machine électorale, avec les municipales de 2020 en ligne de mire. Sa stratégie : une volonté d'ouverture à d'autres sensibilités politiques. Parmi les membres du bureau exécutif, David Frau, syndicaliste et président de la fédération du logement : "historiquement j’ai toujours participé à des campagnes à gauche, explique-t-il. Mais Ajaccio ! Le mouvement parle d’Ajaccio, ne parle pas d’idéologie. Le sentiment qui est le miens c’est que l’idéologie a plus divisé qu’elle n’a créé des ponts. »

Même chose pour Jean-Pierre Sollacaro, bien connu des ajacciens, qui s’engage dans le bureau exécutif du mouvement et qui, jusqu'ici, ne s'était jamais investi en politique : « Je m’investis dans ce mouvement auprès de Laurent Marcangeli parce que je pense qu’en tant qu’Ajaccien pure souche et vu le nombre d’années où j’ai pu connaitre les difficultés ajacciennes, voir la ville évoluer dans le bon sens et souvent dans le mauvais sens, je pense qu’arrivé à un certain âge de sagesse je peux arriver à donner mon avis », explique-t-il.

Pour Laurent Marcangeli, l'enjeu est de taille : alors que les nationalistes enchaînent les succès électoraux depuis 2014 et avec la victoire de Gilles Simeoni à Bastia, Ajaccio aiguise tous les appétits.

Ce samedi, Laurent Marcangeli était l'invité de notre Corsica Sera. 
Laurent Marcangeli, candidat à sa succession à la mairie d'Ajaccio, invité de Corsica Sera
C'est désormais officiel : Laurent Marcangeli est candidat à sa succession à la mairie d'Ajaccio. Il l'a annoncé ce samedi après-midi lors de l'assemblée générale d' « Ajaccio ! Le mouvement ». Un comité exécutif a été élu.

Emilie Arreaudeau, France 3 Corse ViaStella: Vous êtes officiellement candidat à votre propre succession à la mairie d’Ajaccio. On s’en doutait depuis la création de votre mouvement Ajaccio ! Le mouvement en septembre dernier. Il s’est écoulé 5 mois depuis. Pourquoi ce délai ? La mobilisation a été difficile à initier ?

Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio, candidat aux élections municipales : Non à en juger par le nombre d’adhérents puisque nous en avons plus de 800 aujourd’hui la mobilisation n’est pas difficile.

800 adhérents c’est deux fois plus que la fédération LR de la Corse-du-Sud que vous avez quittée en février dernier en raison de divergences idéologiques, quelle est la couleur de votre mouvement ? Vous dites ni nationaliste, ni droite ni gauche, un peu centre droit quand même ?

L.M. : Elle est ajaccienne. Avant tout. Je crois que la présentation du comité exécutif de cet après-midi vient le confirmer nous sommes sur une liste non-idéologique, une liste ajaccienne d’hommes et de femmes qui ont envie de se rassembler pour porter un projet pour la capitale de la Corse et pour essayer de tirer toujours cette capitale vers le haut dans l’intérêt de ses habitants.

C’est une campagne pour les élections de 2020. Quand Marcel Francisci a été réélu à la tête de la fédération LR de Corse-du-Sud, il avait affirmé qu’il y aurait des candidats LR aux municipales. Est-ce que ce sera à vos côtés est-ce que des discussions sont en cours ?

L.M. : Il y en avait déjà à présent puisque la double appartenance est autorisée dans mon mouvement, il y avait des membres de LR. Ma liste pourra largement rassembler. J’ai déjà démontré dans le passé que j’avais vraiment cette volonté. Je ne compte pas m’arrêter là. Je crois même avoir un peu progressé ces derniers temps.

Est-ce qu’Ajaccio ! Le mouvement ce sera aussi votre étiquette pour les territoriales en 2021 ?

L.M. : La Corse ce n’est pas qu’Ajaccio. Les élections territoriales viendront en leur temps. Je suis entièrement plongé aujourd’hui dans la réalité quotidienne de la ville d’Ajaccio, de la Capa, dont j’assure également la présidence. Il y a des élections. Aujourd’hui j’ai brisé ce faux suspense. Je dis que je suis candidat. Je pense que les choses sont aujourd’hui en ordre pour pouvoir dire tranquillement que l’année prochaine il y aura une campagne électorale et je figurerai à la tête d’une liste.

Ca n’empêchera pas que vous les soyez pour les territoriales aussi ?
L.M. : Tout est possible

On connaît vos liens avec le Premier ministre. Est-ce que vous savez quand Edouard Philippe va venir en Corse ? Il devait venir en décembre, il a annulé ça a été reporté. Est-ce que vous savez quand ça sera ?

L.M. : Je n’en ai aucune idée. Si d’aventure il devait venir je l’accueillerais avec plaisir.

Vous parliez des problèmes à l’échelle nationale. Ce samedi c’était la treizième journée de mobilisation des gilets jaunes. Que pensez-vous de ce mouvement de grogne, vous avez reçu les gilets jaunes à Ajaccio.

L.M. : Je les ai reçus, je pense qu’il y a une vraie douleur dans ce pays, qui peut aussi se caractériser par ce mouvement et je crois qu’il faut en prendre compte. Il y a des réponses à apporter. Il y a de gens qui perdent trop depuis trop d’années, du moins ils ont ce sentiment. Mais en même temps on peut aussi constater que certains ont profité de ce mouvement pour casser, piller, donner une image détestable ce mouvement qui est un mouvement populaire et qui a mon avis a des raisons d’exister. J’espère qu’à un moment chacun va rentrer chez soi parce qu’on ne peut pas continuer tous les samedis d’aller à Paris, d’aller dans certaines villes de Province et de casser, de piller. Il y a encore des voitures qui ont brûlé ce soir à Paris. Ça donne une très mauvaise image de la France et je pense que ça ne sert pas l’intérêt de ceux qui au départ sont allés dans les ronds-points.

 

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