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“Le nationalisme en Corse est aux antipodes du racisme” Gilles Simeoni

© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Le nationalisme corse est "aux antipodes" du racisme et de la xénophobie, a estimé lundi matin Gilles Simeoni, le nouveau président du conseil exécutif de Corse après les tensions des derniers jours à Ajaccio qui ont donné lieu à des dérapages racistes.

Par France 3 Corse avec AFP

"Notre nation est une démarche progressiste, qui est l'affirmation de l'existence d'un peuple, le peuple corse, et pour autant, la conception du peuple corse est une conception ouverte, généreuse, accueillante", assure le leader nationaliste, élu lors des dernières élections territoriales, interrogé par Europe 1.

"Le nationalisme corse est aux antipodes, totalement aux antipodes de tous les phénomènes de racisme, de xénophobie ou d'exclusion", a affirmé Gilles Simeoni, condamnant à nouveau "sans aucune réserve" les comportements "scandaleux, honteux" qui se sont déroulés après l'agression de deux pompiers et d'un policier à Ajaccio dans le quartier des Jardins de l'Empereur.


"Il n'y a pas eu seulement des lamentables déferlements de haine, mais ​aussi des ​gestes forts de solidarité"


Aors que plusieurs slogans racistes ont notamment été scandés dans les cortèges de manifestants et un lieu de culte musulman a été saccagé, Gilles Simeoni a assuré: "nous avons les meilleures relations, non seulement avec les représentants du culte musulman mais avec la totalité de la communauté musulmane en Corse".

"J'aimerais qu'on dise que, depuis trois jours, il n'y a pas seulement eu des lamentables déferlements de haine, mais aussi des gestes forts de solidarité", a-t-il poursuivi.

Le nouveau responsable de la collectivité corse a notamment cité en exemple des "jeunes qui se sont rendus spontanément sur le lieu de culte musulman saccagé" et "qui ont aidé à la remise en état des lieux". 

Interrogé sur le fait que ces événements se soient déroulés quelques jours seulement après la victoire des nationalistes aux élections, M. Simeoni a estimé qu'il s'agit d'une "coïncidence malheureuse".

"Maintenant, on se demande s'il n'y a pas une forme d'instrumentalisation pour tenter de mettre en difficulté celles et ceux qui ont été élus par le suffrage universel il y a une dizaine de jours", s'est-il également interrogé.

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, le président de l'Assemblée de Corse se rendront lundi à la caserne des pompiers d'Ajaccio ainsi qu'au quartier des Jardins de l'Empereur. 

simeoni

 

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