La campagne pour les municipales d’Ajaccio s’annonce tendue. En effet, l’enquête sur les conditions d’élection de Laurent Marcangeli en 2014, a été relancée par un arrêt rendu le 13 décembre par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Bastia.
L'information a été donnée par nos confrères du magazine Marianne : la chambre de l'Instruction de la Cour d'Appel de Bastia a ordonné au juge d'instruction du Tribunal de grande Instance d'Ajaccio, de poursuivre son enquête sur les conditions dans lesquelles l'actuel maire de la cité impériale, Laurent Marcangeli, a été élu en 2014.
Les faits qui sont incriminés au maire d'Ajaccio sont "faux administratifs et usage de faux, manoeuvres frauduleuses tendant à l'exercice irrégulier d'un vote par procuration, obtention de suffrage ou d'abstention de vote à l'aide de don ou promesse".
Un feuilleton qui semblait clos mais qui ressurgit à quelques mois des élections municipales. L'affaire se dirigeait pourtant vers un non-lieu, puisqu'en avril 2018, le juge d’instruction mettait fin à l’information judiciaire.
"J’attends avec sérénité l’épilogue de cette affaire vieille de 6 ans"
Sur cette affaire la partie civile, contactée par notre rédaction n'a pas souhaité s'exprimer. En revanche, Laurent Marcangeli a de son côté réagit, par un communiqué dans lequel il exprime : "Je n’ai pas à plus commenter une affaire dans laquelle je n’ai jamais été entendu et dans laquelle personne n’est mis en examen. J’attends avec sérénité l’épilogue de cette affaire vieille de 6 ans. Je suis pleinement concentré sur ma campagne positive, qui vise à aller à la rencontre des Ajacciens et leur faire des propositions concrètes concernant l’avenir de notre ville".
En mars 2014, au second tour, Laurent Marcangeli gagnait les élections par 281 suffrages exprimés. Simon Renucci avait alors dénoncé des irrégularités sur des procurations : il obtenait l’annulation de l’élection par le tribunal administratif de Bastia.
Laurent avait beau triompher lors de la seconde élection en Février 2015, le volet judiciaire n’était pas clos. Un juge était chargé d’enquêter pour éclaircir les conditions de la première élection. L'enquête est aujourd’hui relancée.