Des toiles de Picasso exposées pour la première fois au musée Fesch

Des œuvres de Picasso sont exposées pour la première fois en Corse. Quatre toiles du maître seront à découvrir à partir de ce vendredi au musée Fesch d'Ajaccio. Elles font parties d'une exposition intitulée « Naturel, pas Naturel » qui explore le rapport de l'artiste avec la nature.

Par France 3 Corse ViaStella

Le grand acrobate bleu, l'un des chefs d'œuvre de Picasso daté de 1929, est la pièce maîtresse de l’exposition temporaire du musée Fesch « Naturel, pas naturel » à Ajaccio.

« Le trait avance, le résultat n’est pas forcément une chose naturelle puisqu’on est dans l’abstraction et le minimalisme. C’est une œuvre qui en fait est un souffle », indique Philippe Costamagna, conservateur du Palais Fesch musée des Beaux-Arts d'Ajaccio.

Quatre toiles du génie cubiste espagnol ont ainsi été prêtées par le musée Picasso pour cette exposition temporaire. Un événement organisé en partenariat entre le palais Fesch et le Fonds régional d'art contemporain (Frac) de Corte.

Le musée Fesch expose pour la première fois des toiles signées Picasso
Intervenants : Philippe Costamagna Conservateur du Palais Fesch Musée des Beaux-Arts d'Ajaccio ; Anne Alessandri Directrice du F.R.A.C. Corse. Reportage : FERRER Caroline ; ROMBALDI Franck ; LAMETA Dominique.


« Cycle temporel »


Dans cette toile du franco-japonais Christian Hidaka, la frontière entre le naturel et l’artificiel disparaît. « Il y a une idée d’un passage du temps. C’est effectivement plusieurs couchés de soleil, plusieurs levers de soleil, plusieurs moments du cycle temporel », analyse Anne Alessandri, directrice du Frac Corse. 

Le projet est basé sur le dialogue entre œuvres d'art ancien et art contemporain, et finalement le rapport à la nature ne semble aller de soi. « Les artistes d’art ancien ont toujours essayé d’aller vers le naturel, ont généralement essayé d’aller vers le naturel et le plus grand exemple étant Caravage. Mais ils ont aussi parfois rejeté le naturel pour aller vers l’intellectuel. Les artistes contemporains ont des œuvres extrêmement naturelles », continue Philippe Costamagna.

Des rapports complexes, avec une superposition, de clichés, le photographe Jose Ramon Ais pousse l'illusion du naturel à son paroxysme. L'exposition est à découvrir jusqu'au 30 avril au Palais Fesch désormais ouvert sept jours sur sept.


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