Louis Carboni, fiché au grand banditisme, condamné à 4 ans de prison pour détention et transport non-autorisés d'arme

Condamné à quatre ans de prison ferme pour détention et transport non-autorisés d'arme le 11 décembre 2020, Louis Carboni s’est désisté en appel, alors que son jugement était prévu ce mercredi 3 février à Bastia.

© L. LUCIANI /FTVIASTELLA

Louis Carboni s’est désisté en appel. L'homme, fiché au grand banditisme et interpellé dans la périphérie d'Ajaccio mi-novembre au volant d'un véhicule blindé immatriculé en Russie, avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour détention et transport non-autorisés d'arme, de 15 ans d'interdiction de port d'armes et d'une amende douanière de 1.060 euros le 11 décembre 2020 par le tribunal correctionnel d'Ajaccio

Il avait décidé de faire appel, avant de se désister cet après-midi, juste avant son jugement au tribunal de Bastia. La raison réside dans une discussion entre ses avocats et l’avocat général.

L’avocat général a indiqué aux avocats de Louis Carboni qu’il allait requérir six ans de détention

Les avocats de Louis Carboni, 64 ans, ont appris que le parquet allait changer la qualification en récidive. Sa peine pouvait passer de 5 à 10 ans, et l’avocat général a indiqué qu’il allait requérir six ans de détention.

Louis Carboni, qui avait comparu par visioconférence depuis l'unité hospitalière sécurisée interrégionale de Marseille en décembre, était cette fois présent à Bastia, mercredi, et un important dispositif de police quadrillait la zone du tribunal.

En décembre, il avait reconnu les faits, précisant qu'on lui avait donné cette arme, dont il "ne voulait pas", pour pouvoir se "défendre". Il aurait, selon ses dires, "été désigné par la rumeur publique comme la prochaine victime" après la mort de son fils, Tony, assassiné en août 2020 à Ota.

Véhicule blindé et immatriculation russe 

C'était à la sortie du bateau, mardi 17 novembre au soir, que les services des douanes avaient repéré un véhicule immatriculé en Russie selon une source judiciaire.

Les forces de sécurité avaient procédé à un contrôle, à l'embranchement de Tavaco, et s'étaient aperçues que le véhicule blindé n’était pas au nom du conducteur Louis Carboni, qui portait un gilet pare-balles. Une cagoule et une arme de poing, un pistolet 357 magnum chargé, avaient également été découvertes.

Durant l'audience en décembre, le prévenu avait assuré que le véhicule blindé lui avait été prêté par "un ami russe qui est diplomate". Dans le même temps, Louis Carboni avait assuré aspirer "à une retraite paisible en laissant derrière (lui) son passé pénal", réclamant une peine aménageable parce qu'il ne "supporte plus la prison" et pour être proche de sa famille "en cette période de deuil".

17 condamnations au casier judiciaire

Depuis 1976, Louis Carboni a été condamné 17 fois à 46 ans de prison au total, notamment pour meurtre, vol, recel, port d'arme, trafic de stupéfiants ou évasion. Il a récemment été mis en examen dans une affaire en lien avec une possible tentative d’assassinat à Cargèse.

Dans le détail, après une première attaque de fourgon blindé en 1996, en Corse, Louis Carboni se lance dans le trafic de drogue. Arrêté en janvier 2001, après cinq ans de cavale, à Perpignan, suite à une condamnation à 12 ans de prison pour trafic de stupéfiants. 

L'homme est aussi connu pour son évasion en hélicoptère de la prison de Borgo, en juin 2001. À cette date, deux complices encagoulés et armés attaquent un hélicoptère de la sécurité civile qui venait de se poser sur l'héliport de l'hôpital de Bastia. Ils contraignent le pilote à prendre la direction de la maison d'arrêt puis hélitreuillent Louis Carboni. 

Cette seconde cavale prend fin en janvier 2002, en Espagne, où il est interpellé en possession de cocaïne et d'une arme. Louis Carboni sera une nouvelle fois interpellé en 2017, à Lyon, en possession de près de quatre kilos de cocaïne et mis en examen pour trafic de stupéfiants.

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