Pôle Emploi : le bras de fer du STC continue

Publié le Mis à jour le
Écrit par France 3 Corse ViaStella

Cinq cadres de la direction régionale de Pôle Emploi à Ajaccio ont été retenus une partie de la nuit de mercredi à jeudi dans les locaux de l'entreprise, par une cinquantaine de syndicalistes du STC, qui proteste contre des mesures disciplinaires visant des salariés de l'entreprise. 

Le STC souhaitait obtenir des garanties pour que les salariés concernés ne soient pas licenciés. Faute de réponse de la direction nationale, les syndicalistes ont décidé mercredi soir de retenir dans les locaux de Pôle Emploi à Ajaccio, le directeur régional et quatre cadres, sans nourriture et un temps sans électricité.



Après des tractations avec la préfecture, la collectivité territoriale et la direction nationale de Pôle Emploi, ils les ont finalement laissé partir vers 3h du matin, évitant l'intervention des forces de l'ordre, mais avec la garantie que de nouvelles négociations se tiendraient ce jeudi.     



Par solidarité, la section STC des Chemins de fer de la Corse a indiqué que tous les trains seraient retardés d'une heure jeudi. 



Le syndicat des travailleurs corses (STC) occupe les locaux de la direction de Pôle Emploi à Ajaccio depuis le 15 juin pour protester contre des procédures disciplinaires à l’encontre de cinq salariés de l’entreprise.



Deux salariés ont été mis à pied avec maintien de salaires et trois autres ont fait l’objet d’avertissement. Ces procédures doivent être examinées le 11 juillet. En attendant, le syndicat ne compte pas cesser son occupation et réclame la suppression de ces mesures disciplinaires.



Le STC a demandé à ce que ces procédures soit examinées plus rapidement, dénoncant "l'état difficile" des salariés concernés. 



"Il nous semble que ce sont des procédures bien brutales et bien violentes et que surtout si on laisse passer ce genre de chose, ça va être une chasse aux sorcières de partout", avait indiqué lundi, Marie-Françoise Casinelli, déléguée syndicale. 



Dans les dossiers des agents concernés, les syndicalistes disent n'avoir trouvé que des relevés de pointeuses et aucun motif explicite. Pour la direction, il y a des soupçons de fraude sur les temps de travail.

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