La qualité rare des eaux du Taravo distinguée par un label

Le troisième fleuve de l'île, principal cours d'eau de Corse-du-Sud a reçu le 17 octobre le label « site rivières sauvages ». Une reconnaissance basée sur un socle technique et scientifique qui pourrait couper court à sa réputation.

Par France 3 Corse ViaStella

Le Taravo souffre d’une mauvaise réputation depuis des années. Mais l’image de cette rivière prend un nouveau virage. Car le principal cours d’eau de Corse-du-Sud a reçu, mardi 17 octobre, le label « site rivières sauvages ».

Il concerne un tronçon de 54 kilomètres, entre la source du fleuve et le lieu-dit Calzona, et qui reconnaît la rare qualité de ses eaux.  La récompense a été délivrée à proximité de la  passerelle campo di Lava sur la commune d'Argiusta, qui fait partie des quatre ouvrages réalisés sur le fleuve par le département.

La distinction fait suite aux efforts du pôle d’équilibre territorial et rural ainsi que des deux intercommunalités (Taravo-Ornano et Sartenais-Valinco) pour développer l’essor économique et social de ce territoire.

La qualité rare des eaux du Taravo distinguée par un label
Intervenants : Pierre-Jean Luciani, président du Conseil Département de Corse du sud ; Paul-Jo Caïtucoli, maire d'Arghjusta ; Christian Le Diouron, directeur adjoint du réseau régional du Groupe AFNOR ; Martin Arnould Vice président européen de "Rivers Network- Rivières Sauvages". Reportage : WOLINSKY Sylvie ; MARCHIANI Jean-André ; GUICHARD Frédéric.

« Le Taravo est aujourd’hui un joyau »


Un pari sur l’avenir, même s’il reste quelques zones sensibles comme la construction de stations d’épuration. Labellisé à un niveau 2, le Taravo a fait l’objet pendant deux ans d’une évaluation technique et scientifique suivant 47 critères. « Être au niveau 2 aujourd’hui, c’est déjà répondre à un certain nombres d’exigences particulières qui sont contenues dans ce cahier des charges.

Et qui font que le Taravo est aujourd’hui un joyau qu’il faut absolument préserver
», indique Christian Le Diouron, directeur adjoint du réseau régional du Groupe AFNOR. « Le label, il crée de l’image. Il est une reconnaissance nationale et internationale puisqu’on est en train de l’exporter en Europe.

Et il va permettre de conforter cette idée que garder ces écosystèmes d’une telle nature et d’une telle qualité c’est bénéfique au développement économique des territoires
», continue Martin Arnould, vice-président européen de "Rivers Network- Rivières Sauvages".

De quoi, en quelque sorte, devenir une source d’attractivité.


A lire aussi

Sur le même sujet

Fouille à nu

Près de chez vous

Les + Lus

Les + Partagés

Nouveau !Abonnez-vous aux alertes de la rédaction et suivez l'actu de votre région en temps réel

Je m'abonne