• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Aleria : une tombe étrusque ouverte par les archéologues

© Marc-Antoine Renucci / FTVIASTELLA
© Marc-Antoine Renucci / FTVIASTELLA

Elle avait été découverte il y a quelques semaines sur le site antique d'Aleria. Une tombe étrusque a été ouverte ce vendredi 15 mars par les archéologues. Les premiers objets découverts témoignent d'une grande richesse.

Par France 3 Corse ViaStella

Le tout premier objet mis à jour dans cette tombe étrusque datant du 4e siècle avant JC ce vendredi 15 mars à Aleria, est un skiphos. Un vase utilisé pour la consommation de vin. Cela faisait 40 ans, que les archéologues n'avait pas fait une découverte aussi importante en Corse.

D'autres objets affleurent. « Pour l’instant, on ne sait pas s’il s’agit de miroir ou d’autres éléments de bronze. Mais on peut aussi avoir des éléments d’armures. On peut être dans le sommet des premières piles d’objets mis dans la sépulture », indique Laurent Vidal, chef de chantier - Archéologue INRAP.

 
Aleria : une tombe étrusque ouverte par les archéologues
Intervenants - Laurent Vidal, Chef de chantier - Archéologue INRAP ; Federica Sacchetti, Etruscologue ; Franck Leandri, Directeur régional des affaires culturelles. Equipe - Caroline Ferrer ; Marc Antoine Renucci ; Dominique Lameta.
 

Élites aristocratiques


Des objets essentiellement relatifs au symposium, une cérémonie étrusque liée la consommation du vin. « C’était un moment de partage auprès des élites aristocratiques dans le monde étrusque. C’était un rituel qui était rappelé au moment de mettre le défunt à l’intérieur de la tombe. Un peu comme un rappel du fait que dans sa vie, il avait participé à ce genre de rituel », précise Federica Sacchetti, étruscologue.

Dans les années 1960 et 1970, 178 sépultures similaires avaient été fouillées à quelques centaines de mètres. Mais les techniques de recherches et d'analyse ont beaucoup évolué depuis. Cette tombe permettra donc d'éclairer significativement les archéologues. « Il y a un temps d’investigation qui est très long sur ce chantier, on est sur quelques mètres carrés avec une dizaine de personnes qui interviennent depuis plusieurs mois. C’est un travail assez méticuleux, qui devrait être rentable en termes scientifiques avec des résultats attendus sur l’interprétation de ce gisement », souligne Franck Leandri, directeur régional des affaires culturelles.

Les objets découverts ont même été pour l'instant ré ensevelis. Les scientifiques veulent avant comprendre la configuration exacte de la sépulture. 



 

A lire aussi

Sur le même sujet

Aleria : une tombe étrusque ouverte par les archéologues

Les + Lus

Les + Partagés