Mort d'un bébé en Balagne : les parents mis en examen et placés en détention

A la suite de la mort d’un nourrisson de quatre mois, le 29 janvier dernier en Balagne, ses parents ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Le père a été mis en examen pour avoir participé activement à l'infanticide. La mère est mise en cause pour un délit connexe au crime.

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Illustration. © Maxppp

Une semaine après la mort d’un nourrisson de quatre mois originaire de Calenzana, et décédé à l’hôpital de Nice le 29 janvier, les parents du bébé ont été mis en examen et placés en détention provisoire, mercredi dans la soirée.

"Deux mises en examen sont intervenues ce jour (mercredi) à l’encontre des parents de la victime, l’une des chefs d’homicide volontaire aggravé et violences aggravées, l’autre des chefs de violences aggravées, non dénonciation de mauvais traitements sur mineur de 15 ans, non-assistance à personne en péril aggravée", explique le procureur de la République de Bastia dans un communiqué.

Le père du bébé a été mis en examen pour avoir participé activement à l'infanticide

Le père du bébé, Loïc Janson, a ainsi été mis en examen pour avoir participé activement à l'infanticide. La mère, Manon Simons, est mise en cause pour un délit connexe au crime.

Les faits se sont déroulés le mercredi 27 janvier : les secours avaient pris en charge à Calenzana un bébé de 4 mois, victime de blessures, d’hématomes et de plaies intracrâniennes. Le nourrisson avait été transporté à l'antenne médicale de Calvi, avant d'être transféré à Nice, au vu de la gravité de son état, où il est décédé.

Le suspect principal clame son innocence

Le parquet de Bastia avait ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire. Ce sont les blessures constatées sur le nourrisson "caractéristiques de maltraitances", selon une source judiciaire, qui avaient conduit le parquet à diligenter une enquête. L’avocat du père, Me Grégoire Etrillard, assure que le suspect "clame son innocence". 

"Cette procédure, menée dans la précipitation de l'émotion, s'appuie sur une affirmation hâtive de maltraitance, sur la base d'observations médicales interprétées au regard des Recommandations de la Haute Autorité de Santé relatives au syndrome du bébé secoué, contestables car trop affirmatives, détaille l'avocat. Des éléments troublants de l'histoire médicale de l'enfant et de sa famille doivent être explorés, car ils pourraient expliquer les différentes constatations faites sur l'enfant, en particulier son saignement intracrânien pris à tort pour la conséquence d'un secouement". 

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