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Bastia: un nouveau bloc opératoire difficile à financer...

Image d'illustration / © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
Image d'illustration / © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP

7 nouvelles salles, bénéficiant des dernières technologies... Un bloc opératoire moderne, et conforme aux attentes des personnels et des patients. Mais le coût des travaux est élevé, et il manque près de 2 millions pour boucler le budget...

Par Sébastien Bonifay

Lundi 6 mai prochain, le nouveau bloc opératoire ouvrira ses portes à l'hôpital de Bastia. 

Et la différence est de taille. 

7 salles plus grandes, baignées de lumière naturelle, qui bénéficient d’équipements aux normes ISO 5, qui est considéré comme le plus haut niveau de filtrage de l’air...

Les équipements un rien vétustes dénoncés de longue date par les personnels sont de l'histoire ancienne. 

Le docteur Joseph Lucciardi, responsable du pôle chirurgie, s'en réjouit:

"Pas tous les blocs de France sont équipés de cette façon. On est conscients de notre chance, mais d'un hautre côté c'est normal pour les patients!"

Et cela a un prix. 

11 millions d’euros, financés à 100% par l’Etat.

Lors du dernier conseil de surveillance de l’hopital, lundi dernier, le vote du budget a été reporté.

la raison, 1,7 million d'euros manquants pour financer les travaux.

Et vu l'état des finances de l'hôpital, pas question de se les faire prêter par les banques...

De quoi inquiéter sur la pérennité des nouveaux équipements. 
 


Comment assurer que ceux ci, ouverts aux patients lundi prochains mais pas encore totalement payés, seront encore là dans quelques mois?

Marie-Hélène Lecenne, directrice de l’ARS, a annoncé le déblocage d’une avance de 3 millions d’euros.

De quoi apporter un peu d'air frais financier, même si pour les membres du conseil de surveillance, ca ne suffira pas.

Selon eux, ce problème vient mettre en lumière, une nouvelle fois, un problème plus profond:

"Nous avons demandé depuis longtemps une forme de plan pour compenser le retard historique au niveau des infrastructures de santé en Corse", déclarait cet après-midi Gilles Simeoni, président du conseil de surveillance

La CGT, de son côté, rappelle également que les travaux de modernisation nécessaires vont bien au-delà du bloc opératoire. 

Mais que le l'établissement est en déficit de 60 millions d'euros. 
 

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