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Le chocolat corse s’exporte en Chine et en Europe

© Typhaine Urtizverea/FTVIASTELLA
© Typhaine Urtizverea/FTVIASTELLA

À Bastia, le salon du chocolat a ouvert ses portes pour trois jours. Artisans et grands chefs pâtissiers ont rendez-vous avec leur public. Certains de ces fabricants de gourmandises ont désormais une clientèle à l'étranger. 

Par France 3 Corse ViaStella

La déesse du chocolat a défilé vendredi à Bastia. Pour créer son armature cacaotée, il a fallu 250 heures de travail à Aline Giammertini et ses équipes.

Sur son stand, il y a le chocolat noir, le lait, le blanc. Maintenant, il y en a un quatrième, c'est le chocolat rose : Ruby. Une exclusivité nationale, car ce produit ne sera dévoilé en France que dans une dizaine de jours, au salon du Chocolat de Paris.

Mais pour la chocolatière bastiaise, le produit phare, c'est lui : u tuixu. Une barre chocolat caramel et cusgiole. Sa meilleure vente. « Aujourd'hui, si on devait vendre qu'un seul produit, c'est celui-ci, c'est celui qui a le plus de succès, de par son originalité et de par son goût. C'est un produit qui plaît vraiment beaucoup et qui s'exporte déjà très bien », précise-t-elle.

Pour l'instant, les boîtes et les bonbons au chocolat d'Aline sont distribués sur le continent et au Luxembourg. Mais la chocolatière travaille pour dénicher d'autres marchés.


Fidéliser la clientèle


Un autre producteur présent au salon du chocolat de Bastia s'exporte aussi en Europe, et depuis la semaine dernière, Cukizzi, pâtes à tartiner et autres confitures « made in paese » voyagent en Chine.

 
Le chocolat corse s’exporte en Chine et en Europe
Intervenants - Aline Giammertini, "Aline Chocolatière" ; Anne Querci, "O mà" ; Paul Pierinelli, Président du Salon du Chocolat. Equipe - Maia Graziani ; Typhaine Urtizverea ; Julien Castelli.


200 kilos de produits, mais pour Shangaï, il a fallu faire le tri. « Pour tout ce qui est animal, on a des cookies salés à base de fromage, mais surtout à base de charcuterie et là, c'est plus compliqué. Ça demande beaucoup plus de papiers, donc pour ça on a préféré éviter. Ça sera la prochaine étape je pense », indique Anne Querci, artisan O mà.

Si les produits corses plaisent aux acheteurs internationaux, il reste difficile de fidéliser la clientèle. « La première difficulté, c'est le transport. Et ensuite aussi, c'est pour les quantités, parce que là nous attaquons le marché chinois. Le marché chinois, parfois, ça peut être énorme sur une seule commande. La difficulté peut-être là et c'est pour ça qu'on essaie d'aller sur des niches », explique Paul Pierinelli, président du salon du chocolat. 

Pour d'autres artisans, impossible de s'exporter, car leurs produits ne supporteraient pas le transport. Le salon du chocolat de Bastia se poursuit jusqu’à dimanche sur la place Saint-Nicolas. 



 

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