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Justice: non-lieu dans l'affaire Multedo pour Marc Casanova

Dans l'affaire du meurtre de Emmanuel Multedo le 8 septembre 2008, la justice a prononcé un non-lieu pour Marc Casanova, mis en examen en 2010 pour homicide volontaire. Cette décision est intervenue en septembre dernier après 5 années d'instruction. Le meurtre du jeune instituteur reste inexpliqué.

Par Michèle Mignot

Emmanuel Multedo avait été tué d'une seule balle de gros calibre le jour de la rentrée scolaire ce 8 septembre 2008. Il venait de garer sa voiture dans le centre de Bastia, et s'apprêtait à effectuer la rentrée dans l'école Gaudin où il enseignait à quelques dizaines de mètres.

L’instituteur offrait un profil sans faille apparente, interdisant le choix d’une piste plutôt qu’une autre. L'antenne bastiaise de la DRPJ se retrouvait en charge d'un dossier difficile.

Ce travail de longue haleine va néanmoins aboutir à plusieurs interpellations, donc celle début juillet 2010 de Marc Casanova, connu pour des faits de violence avec arme. Mise en examen pour "homicide volontaire", l'homme, a toujours nié les faits.

L'avocat de Marc Casanova déplore ce jour dans Corse-Matin que "l'institution ait attendu tout ce temps pour prêter une oreille attentive à la défense".

Me Stéphane Gazzo-Marfisi souligne le caractère "extrêmement regrettable des traces que laisse l'instruction, à la fois pour la partie civile qui a subi une perte irréparable, et pour l'ancien mis en examen."

La piste du trafic de drogue
Au printemps 2010, les hommes de la DRPJ bastiaise reviennent sur une piste soulevée aux premières heures de l’enquête. La famille d’Emmanuel Multedo avait alerté les enquêteurs sur une histoire de trafic de stupéfiant observée par l’enseignant.

Emmanuel Multedo aurait été témoin le 5 septembre 2008, d’une scène impliquant certains de ces anciens élèves, âgés d’une douzaine d’années, en prise avec un dealer dans l'environnement immédiat de son école. L’instituteur s’en serait alors mêlé. 

Marc Casanova avait alors été mis en examen, habitant du quartier, c’était aussi le frère de l’un riverain des lieux où s'était joué le drame. Dans son dossier pourtant, ne figurait aucune présomption d'affaire de drogue.

Sept ans après, le meurtre d'Emmanuel Multedo est irrésolu. En quête de vérité, sa veuve, Cécile Multedo, et sa mère, Lucie Desideri, déploraient dans une lettre au président de la république, daté du 22 mai 2010, que "l'enquête piétine parce que l'on ne s'occupe pas suffisamment de cette affaire".

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