Environnement : le Conseil départemental de sécurité civile en première ligne pour organiser la protection du territoire

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Écrit par Hugo Lauzy
Une vue de la vallée de Vivario en Haute-Corse lors d'un incendie le 10 juillet 2007.
Une vue de la vallée de Vivario en Haute-Corse lors d'un incendie le 10 juillet 2007. © JEAN-PIERRE BELZIT / AFP

Après deux ans sans s'être réunis, les différents acteurs du Conseil départemental de sécurité civile se sont rassemblés lors d'un séminaire cette semaine à l’UIISC5 de Corte. Au programme, un bilan global de l'activité du dispositif de prévention et protection face aux risques en Haute-Corse.

Tous unis pour un seul et même objectif : celui de la sécurité civile. Des représentants des élus locaux, organisations professionnelles, services de l’État en passant par ceux du secteur public ou encore des associations se sont regroupés comme chaque année - à l'exception de 2020 en raison du Covid-19 - à Corte dans les locaux de l’UIISC5, mardi, pour un point annuel autour du Conseil départemental de sécurité civile. 

Depuis 2014 en Haute-Corse, cette entité nommé CDSC est chargée de mobiliser la compétence des organismes impliqués dans la prévention, la prévision et les secours. Sa mission principale est avant tout de contribuer à la convergence de l’expérience et de l’action de ces différents acteurs sur le terrain comme en dehors.

La loi Matras comme nouvel outil de renforcement de la sécurité civile

Le CDSC participe, dans le département, par ses avis et recommandations, à l’évaluation des risques encourus par les personnes, les biens et l’environnement, à la préparation à la gestion des crises et à la définition des actions d’alerte, d’information et de protection de la population. Plusieurs catégories de risques ont donc été mises en place par le préfet de Haute-Corse, François Ravier, selon des priorités bien précises et afin de répondre au mieux aux situations du moment.

Tout d'abord,  la récente instauration de la loi Matras, promulguée à l'échelle nationale le 16 novembre dernier, qui "vise à la fois à consolider le modèle de sécurité civile en venant par exemple clarifier le cadre d’intervention des services d’incendie et de secours et en traitant de la question des carences ambulancières, à mieux anticiper la gestion des crises, a rappelé le préfet du département. Grâce notamment aux plans communaux et aux plans intercommunaux de sauvegarde et à conforter l’engagement et le volontariat des acteurs de la sécurité civile".

Autre point central, celui concernant la pandémie de Covid-19 au niveau national et local. Un thème important à l'échelle des prochains mois "avec un taux d’incidence sur le département de plus de 300 cas pour 100 000 habitants, au-dessus de la moyenne nationale, et la nécessité du rappel vaccinal, laissent transparaître les prochains défis à venir" sur le thème de la sécurité civile. La nouveauté cette année vient d'un contrat local de sécurité civile. Une forme d'accompagnement supplémentaire des collectivités tant en matière d’ingénierie que via des subventions pour "mieux préparer les collectivités dans la réponse aux crises".

Un bilan des feux jugé comme "calme" en 2021

Un nombre de 40 feux de forêts en 2021 a été recensé par le CDSC sur le département de Haute-Corse. Cette année, 60 hectares ont été déclarés comme surfaces brûlées sur la période estivale allant du 30 juin au 14 septembre. À titre de comparaison, plus de 4000 hectares étaient partis en fumée en 2017 pour 118 départs d'incendies. Un bilan considéré comme "calme" par les autorités et qui en fait par conséquent le troisième été le moins touché en termes de surfaces incendiées depuis 2005 sur la Haute-Corse.

Sous étroite surveillance également, le déploiement du plan communal de sauvegarde (PCS). Un autre outil de gestion de crise à disposition en cas de risque majeur comme les inondations, les feux de forêt ou autres tempêtes. À ce jour, 74 communes du département sont soumises à ce PCS de manière obligatoire. Parmi celles-ci, 50 ont actuellement leur PCS approuvé en 2021, contre 41 en 2019 et 42 en 2020. Un processus en voie d'expansion puisque 20 autres PCS sont en cours d'élaboration avec les différents acteurs, dont 13 sur des communes "obligées".

Une couverture de communes équipées de PCS qui recouvre un peu plus d'un quart du territoire. Au total, ce sont 66 plans communaux de sauvegarde qui sont approuvés en Haute-Corse.

Une coopération toujours plus renforcée avec Météo-France

Dans ses axes de progression, le Conseil départemental de sécurité civile compte aussi sur sa collaboration avec les équipes de Météo-France pour être encore plus réactif et performant sur le terrain. Un changement de méthode efficace pour le préfet actuel : "Notre modèle de sécurité civile, qui s’appuyait antérieurement de manière exclusive sur les moyens de l’État repose désormais sur la capacité rapide de montée en puissance de moyens et d’acteurs complémentaires participant à une même chaîne opérationnelle placée sous la responsabilité des maires et du préfet de département".

Décrite comme un service d'appui à la gestion de crise, la relation avec Météo-France est censée donner des observations toujours plus poussées en prenant en compte les innovations technologiques. Un affinage des vigilances avec une échelle départementale mais aussi infra-départementale est quant à elle déjà en place. Un système de zonage plus précis et toujours en cours d'élaboration, pour faire face du mieux possible aux risques et aléas naturels sur l'ensemble du département.

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