Incendie entre Quenza et Solaro : des campings et parcs accrobranche menacés par les flammes

Plusieurs centaines de pompiers sont encore mobilisés pour éteindre l'incendie qui s'est déclaré le 4 février entre Quenza et Solaro. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Plusieurs centaines de pompiers sont encore mobilisés pour éteindre l'incendie qui s'est déclaré le 4 février entre Quenza et Solaro. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Après avoir parcouru plus de 5000 hectares depuis qu'il s'est déclaré, l'incendie entre Quenza et Solaro continue de semer l'inquiétude. Sur place, les propriétaires de campings et de parcs d'activités en plein air sont en veille constante pour protéger leur terrain de nouveaux départs de feu.
 

Par P.S.

Dans les hauteurs de Solenzara, l'odeur de cendre ne retombe pas. Cela fait neuf jours déjà que l'incendie s'est déclaré dans la zone. Neuf jours de veille constante pour les riverains, dont Toussaint Lucchini, propriétaire du camping U Ponte Grossu.

« Mon camping est encerclé, explique-t-il, il n’est pas touché pour l’instant parce qu’on a réussi à rester ici avec l’aide des pompiers et de beaucoup de personnes donc on a limité les dégâts. »

Mais sur le parc accrobranche situé un peu plus loin dans son camping, des plateformes ont brûlé, sans qu’il ne parvienne à les protéger.

Toussaint Lucchini s'est équipé d’une lance pour tirer parti de la rivière qui longe sa propriété. Lorsqu'il ne s’en sert pas pour arroser la végétation alentour, il creuse à la pelleteuse pour faciliter l'intervention des pompiers.
Incendie entre Quenza et Solaro : des campings et parcs accrobranche menacés par les flammes
Intervenants - Toussaint Lucchini, propriétaire du camping U Ponte Grossu // Sauveur Grisoni, gérant de Corsica Canyon // Didier Trecul, responsable de l'unité territoriale Ghisoni-Fium'Orbu (ONF) Equipe - Luc Oerthel // Brian Bock

D'autres propriétaires patrouillent la zone, et viennent régulièrement constater les dégâts, disséminés un peu partout.

 « On va avoir à engager encore des frais pour pouvoir repartir sur une saison mais… On avait imaginé que la catastrophe était un peu derrière mais hier et avant-hier tout a repris et tout est reparti », constate, amer, Sauveur Grisoni gérant d’un parc accrobranche.

Les deux hommes tirent déjà une première leçon de l'incendie: le parc naturel doit être mieux protégé.


L'office national des forêts est déjà sur place pour analyser la situation, et préparer l'après : « Beaucoup d’associations, de particuliers, viennent nous proposer de participer à faire du reboisement mais pour nous l’urgence c’est d’attendre de voir quels arbres vont mourir parce que tout ce qui est actuellement marron ne va pas forcément mourir », précise Didier Trecul, responsable de l'unité territoriale Ghisoni-Fium'Orbu (ONF).

Pour l'heure, des centaines de pompiers et plusieurs Canadair restent encore mobilisés face à l’épisode de vent violent prévu dimanche.









 

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