Plaine orientale : trois jours d’opération de dépollution contre la nappe de paraffine 

© Fabienne Zibetti/Facebook
© Fabienne Zibetti/Facebook

Depuis trois jours les équipes de dépollution traitent la nappe de paraffine découverte au large de la Plaine orientale dimanche dernier. Ce produit n’est pas dangereux pour la santé ni pour la faune et la flore. D’importants moyens sont sur place. 

Par France 3 Corse ViaStella

Sur la plage, plus aucun des petite amas jaune et collants qui jonchaient le sol n’est visible. L’épisode de pollution à la paraffine, en cours depuis dimanche, touche à sa fin. Sur la plage de Saint-Cyprien, près de Porto-Vecchio, les touristes barbotent tranquillement. 

Certains n’ont même pas été informés. « On n’a rien vu. C’est une de mes collègues, du Cher, qui m’a dit ça. Après, c’est vrai que sur la plage il y avait plein d’amas jaunes, collants, comme de l’huile séchée », explique une vacancière. 

À quelques encablures de là, le navire l’ailette patrouille toujours. À son bord, les hommes de la marine nationale organisent la dernière sortie anti-pollution, d’une opération qui dure depuis lundi. Le principe est de récupérer les billes de paraffine qui flotte à la surface grâce à des filets puis les stocker dans des cuves. 

 
Plaine orientale : trois jours d’opération de dépollution contre la nappe de paraffine 
Intervenants - Elodie, Originaire du Loiret ; Frédéric, Adjoint technique au centre d'expertises pratiques de lutte antipollution de la Marine nationale ; Charles Henri, Officier Opération du centre d'expertises pratiques de lutte antipollution de la Marine nationale. Equipe - Kael Serreri ; Pierrick Nannini ; Anne-Laure Louche

 

Technique bien rodée 


À pied d’œuvre depuis lundi, les équipages anti-pollution ont pu récupérer plus d’une tonne de paraffine. C’est quasiment la totalité de la pollution. L’opération a nécessité un dispositif d’envergure : cinq navires de 50 hommes chacun et trois aéronefs. 

 
© Marine nationale
© Marine nationale


Le tout a été piloté par un spécialiste de la lutte contre la pollution à la technique bien rodée. « Souvent, on commence par des survols. Une fois qu’ils ont eu lieu, on va dépêcher un moyen nautique le plus vite possible dessus pour marquer les détections. Une fois qu’on a ce moyen sur zone, on fait décoller un drone de manière à suivre la nappe et diriger les autres moyens de lutte de manière très fine », indique Charles Henri, Officier opération du centre d'expertises pratiques de lutte antipollution de la Marine nationale.

L’opération se termine jeudi soir. La paraffine récupérée devrait être acheminée vers le continent puis traitée dans une usine spécialisée. 


 

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