Cour d'assises d'appel de Bastia : Jacqueline Angelini, accusée du meurtre de son conjoint, condamnée à 18 ans de prison

Le procès en appel de Jacqueline Angelini s'est clôturé lundi 23 novembre au Palais de justice de Bastia. La sexagénaire a été condamnée à 18 ans de prison pour le meurtre par balles de son compagnon. Une peine moins lourde que celle de première instance, 22 ans.
Jacqueline Angelini a été condamnée à 18 de réclusion criminelle par la cour d'appel de Bastia.
Jacqueline Angelini a été condamnée à 18 de réclusion criminelle par la cour d'appel de Bastia. © Pierrick NANNINI / FTV
Le procès en appel de Jacqueline Angelini s'est clôturé lundi 23 novembre devant les assises de Haute-Corse. La sexagénaire a été condamnée à 18 ans de prison pour le meurtre de son conjoint, Jacques Ambrosi, en août 2016, à Ucciani. 

Une peine inférieuse à celle de première instance : 22 ans d'emprisonnement

"Il y a tous les éléments du meurtre caractérisé"

Décrite par la défense comme une femme à bout, soumise aux violences et aux brimades d'un conjoint souvent en état d'ébriété, Jacqueline Angelini évoque depuis le début de l'affaire un "coup mortel" survenu lors d'une dispute de couple qui aurait dégénéré, le soir du 28 août 2016.

Une version des faits récusée, comme cela avait été le cas au cours du premier procès en novembre 2019, par l'avocat général, Geoffrey Makan.

Pour ce dernier, qui s'appuie sur les rapports balistiques et du légiste, la thèse d'un coup de feu tiré accidentellement n'est pas plausible. La légitime défense, a-t-il estimé, ne peut être retenue : "il y a tous les éléments du meurtre caractérisé". 

Une hypothèse étayée par le témoignage de la soeur de l'accusée. Cette dernière, confrontée en novembre à la suite d'une mise sur écoute de son téléphone, avait laissé entendre au juge d'instruction avoir reçu un coup de fil de Jacqueline Angelini, le soir du drame,. Elle lui aurait alors admis avoir tué son époux dans son sommeil.

"J'ai tout ce qui me confirme un acte froid, a tranché, ce lundi 23 novembre, l'avocat général. C'est une légitime exécution." Geoffrey Makan a requis 22 ans d'emprisonnement.

Après plusieurs heures de plaidoiries, la cour d'assises d'appel a finalement statué sur 18 ans de réclusion criminelle.
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